Politique de confidentialité — « Carnet »
Cette page reproduit le texte intégral de la politique que l'application fait accepter, et elle est régénérée depuis ce texte à chaque mise en ligne. Version de l'app en ligne : v1.5.1 (déployée le 11.10.2026).
Cette politique décrit ce que le logiciel FAIT réellement, dans son état à la date indiquée ci-dessous. Elle est tenue à jour à chaque évolution du produit : quand le logiciel change, ce texte change dans la même livraison.
Éditeur / responsable de la présente politique David Lambrecht, entreprise individuelle (raison individuelle) non inscrite au registre du commerce, n° IDE CHE-457.668.373, Rue du Bourg 55, 3960 Sierre (canton du Valais), Suisse. Contact protection des données : — téléphone : +41 77 276 96 99. L'éditeur est établi en Suisse : la désignation d'un représentant en Suisse au sens de l'art. 14 LPD, qui ne vise que les responsables dont le siège ou le domicile est à l'étranger, est sans objet.
Responsable de la protection des renseignements personnels (Québec, art. 3.1 de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, RLRQ c. P-39.1) : David Lambrecht, éditeur, personne ayant la plus haute autorité au sein de l'entreprise — , +41 77 276 96 99, Rue du Bourg 55, 3960 Sierre, Suisse.
Vente hors de Suisse. Hors de Suisse, le service géré est vendu par Paddle.com Market Limited, revendeur officiel, dans les pays que la page de prix dit ouverts. Vous payez par carte, dans le formulaire de paiement de Paddle, que le module de paiement de Paddle (Paddle.js) affiche sur la page carnet.health/paiement/ ; Paddle recueille lui-même vos données de paiement ; l'éditeur ne transmet à Paddle que l'identifiant opaque de votre compte de synchronisation (section 5.3). En Suisse, l'éditeur vend lui-même, par facture QR. En France, le service géré n'est pas vendu (5.3).
Version : 2026-10-12, en vigueur depuis le 12 octobre 2026 (remplace les versions antérieures, dont 2026-10-11, 2026-10-10, 2026-10-09, 2026-10-08, 2026-10-03, 2026-09-28, 2026-09-24c, 2026-09-24b, 2026-09-24, 2026-09-23c, 2026-09-23b, 2026-09-23, 2026-09-10, 2026-09-09, 2026-08-20 et 2026-08-07). Droit applicable : droit suisse (LPD RS 235.1, OPDo RS 235.11).
RGPD. L'éditeur est établi en Suisse. Il offre le service géré à des professionnelles qui exercent dans les pays de l'Espace économique européen (Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège) que la page de prix dit ouverts : le règlement (UE) 2016/679 (RGPD) s'applique donc aux traitements liés à cette offre (art. 3 § 2 let. a RGPD), et, au Royaume-Uni, le RGPD tel que repris en droit britannique. La section 8 bis réunit ce que ces textes exigent de vous dire. L'éditeur n'a pas désigné de représentant dans l'Union au sens de l'art. 27 RGPD (ni au Royaume-Uni) : adressez-vous directement à lui (section 13.1).
Argentine, Chili, Panama, Uruguay. L'éditeur offre aussi le service géré à des professionnelles qui exercent en Argentine, au Chili, au Panama et en Uruguay. Pour les traitements liés à cette offre, il applique, dans la mesure de leur champ, la loi argentine 25.326 sur la protection des données personnelles ; la loi chilienne 19.628, puis, dès son entrée en vigueur, la loi chilienne 21.719, qui s'applique aussi au responsable établi à l'étranger qui offre des services à des personnes qui se trouvent au Chili (art. 1 bis) ; la loi uruguayenne 18.331, qui s'applique notamment au responsable étranger qui offre des services à des habitants de l'Uruguay (loi 19.670, art. 37) ; et la loi panaméenne 81 de 2019. La section 8 ter réunit ce que ces lois exigent de vous dire.
Ce que cette version ajoute : elle précise qu'il n'est plus possible d'ajouter un contact de secours ; un contact déjà désigné reste révocable (section 4.4). Rien d'autre ne change.
Ce que la version du 11 octobre 2026 a ajouté : la facturation au tarif 334, en tiers payant, des soins pris en charge par l'assurance-accidents (LAA), l'assurance-invalidité (AI) ou l'assurance militaire (AM) : la facture part à l'assureur du cas avec le n° de sinistre ou le n° de décision AI, chacune sur sa base légale, et le patient en reçoit une copie en AI, comme en LAMal (sections 2.1, 3, 4.3, 5.1 et 5.2) ; elle précise que la transmission de la facture à MediData est régie par les conditions d'utilisation de MediData (section 5.2). Elle ne changeait rien d'autre.
Ce que la version du 9 octobre 2026 a ajouté : la vente du service géré hors de Suisse par Paddle, revendeur officiel (sections 1.5, 2.2, 3 et 5.3), avec la page de paiement carnet.health/paiement/, seule page de Carnet qui charge un script tiers (2.4, 5.3, 12.1) ; les mentions du RGPD pour les professionnelles de l'Espace économique européen et du Royaume-Uni (section 8 bis), et celles des lois de l'Argentine, du Chili, du Panama et de l'Uruguay (section 8 ter) ; la sortie du contrat et l'effacement attesté tels qu'ils sont codés (7.5, 7.6) ; le journal lisible et le fichier des métadonnées de votre compte (8.2). Elle ne changeait rien pour la Suisse.
En un paragraphe (l'essentiel)
« Carnet » est une application web progressive (PWA) de tenue du dossier de soins et de facturation pour les professionnel·le·s de santé indépendant·e·s. Elle est conçue selon une architecture « zero-knowledge » (à connaissance nulle) : l'intégralité de votre dossier est chiffrée sur votre appareil, avec des clés dérivées de vos seuls secrets (mot de passe, clé de secours, éventuellement biométrie). L'éditeur n'a aucun accès aux données en clair — il ne peut ni les lire, ni réinitialiser votre mot de passe ; la seule récupération possible passe par VOS secrets (clé de secours, ou Feuille de récupération recombinée sur votre appareil), jamais par l'éditeur seul. Le service de synchronisation, optionnel, ne détient que des blocs chiffrés opaques et un identifiant de compte opaque. Il n'y a ni traçage, ni publicité, ni revente de données ; l'application ne charge aucun script tiers, la vitrine non plus, à la seule exception de la page de paiement carnet.health/paiement/, qui charge le module de paiement de Paddle (section 5.3). C'est le contraire d'une politique de confidentialité habituelle : nous ne « collectons » quasiment rien, parce que techniquement nous ne le pouvons pas. La présente politique décrit néanmoins avec honnêteté ce qui reste visible (des métadonnées techniques), les limites du modèle, et le seul document qui sort de votre appareil en clair parce que la loi l'exige : la facture destinée à l'assureur — l'assureur-maladie (LAMal) ou, au tarif 334 en tiers payant, l'assureur d'un cas d'assurance-accidents, d'assurance-invalidité ou d'assurance militaire (section 5.2).
Hors de Suisse, vous achetez le service géré à Paddle, un revendeur (« merchant of record ») qui encaisse le prix, perçoit la taxe de votre pays et vous remet le reçu. Vos coordonnées de paiement, c'est Paddle qui les recueille, dans son formulaire de paiement (affiché sur la page carnet.health/paiement/ par le module de Paddle) et sous sa propre responsabilité. L'éditeur ne lui transmet que l'identifiant opaque de votre compte, et n'inscrit dans son registre que cet identifiant, la date, le montant, la devise, la période payée, le moyen de paiement, l'identifiant de la transaction ou de l'ajustement de Paddle et, s'il y a lieu, le motif d'un remboursement — jamais votre nom, votre courriel, votre adresse ni votre adresse IP (section 5.3). Paddle ne voit rien de votre dossier.
1. Qui est responsable de quoi — et la nature zero-knowledge
1.1 Vous êtes responsable du traitement de vos données patients. En tant que professionnel·le de santé, c'est vous qui déterminez les finalités et les moyens du traitement des données de vos patient·e·s ; vous en êtes le responsable du traitement au sens de l'art. 5 let. j LPD, et demeurez titulaire du secret professionnel (art. 321 CP). L'éditeur ne définit pas ces finalités et n'accède pas à ces données.
1.2 L'éditeur n'est, au plus, que sous-traitant technique de blocs chiffrés. Pour le seul service de synchronisation et de conservation de sauvegardes, l'éditeur intervient comme sous-traitant (art. 5 let. k et art. 9 LPD), exclusivement sur des blocs chiffrés de bout en bout qu'il ne peut pas déchiffrer. Cette qualification est retenue par précaution : par conception, l'éditeur n'a aucun accès aux données de santé en clair ni à l'identité des patient·e·s. Les modalités de cette sous-traitance sont réglées par le contrat (accord de sous-traitance / DPA intégré au contrat, https://carnet.health/conditions.html, section 9, et annexe « Liste des sous-traitants » — voir section 5).
1.3 L'éditeur est responsable autonome pour ses seules données techniques. Pour les métadonnées qui lui sont propres (voir section 2) et pour la relation contractuelle avec vous, l'éditeur agit en responsable du traitement autonome. Ces traitements sont licites parce qu'ils respectent les principes de la LPD (art. 6 et 8) ; en tant que de besoin, ils sont couverts par les motifs justificatifs de l'art. 31 LPD — traitement en relation directe avec l'exécution du contrat que vous concluez avec l'éditeur, les données traitées étant celles de la cocontractante (art. 31 al. 2 let. a LPD), et intérêt privé prépondérant à la sécurité et à la disponibilité du système (art. 31 al. 1 LPD). Ces données ne comprennent aucune donnée de patient.
1.4 Usage local sans synchronisation. « Carnet » fonctionne hors ligne d'abord : vous pouvez l'utiliser entièrement sur votre appareil, sans activer la synchronisation. Dans ce cas, aucune donnée ne quitte votre appareil vers l'éditeur — à l'exception des factures que vous décidez de transmettre vous-même aux assureurs (section 5.2). L'éditeur ne traite alors, vous concernant, que d'éventuelles coordonnées de facturation d'abonnement (si vous êtes abonné·e).
1.5 Paddle, revendeur hors de Suisse : un responsable indépendant. Quand le service géré vous est vendu hors de Suisse, vous ne l'achetez pas à l'éditeur mais à Paddle, qui le revend en son propre nom (section 5.3). Pour les données que vous lui donnez en payant, Paddle est responsable du traitement, indépendamment de l'éditeur : leurs contrats le prévoient (contrat vendeur de Paddle, clause 14.2, et son accord de partage de données, lus le 23.09.2026). Paddle n'est pas un sous-traitant de l'éditeur : il ne traite rien pour le compte de l'éditeur, et ne reçoit ni bloc chiffré ni donnée de patient. Il n'est pas non plus le vôtre. Ce qu'il fait de vos données, sa propre politique le dit : https://www.paddle.com/legal/privacy.
2. Quelles données sont traitées
2.1 Sur votre appareil (sous votre seul contrôle, chiffrées au repos)
Trois familles de données, toutes créées et détenues par vous sur votre appareil, sont stockées chiffrées dans la base locale du navigateur (IndexedDB « carnet-v2 », via Dexie ; tables ops = journal d'événements, meta = paramètres, medias = photos et pièces chiffrées : documents déposés au classeur du patient et, depuis le 16.09.2026, l'exemplaire de chaque document que vous marquez envoyé) :
- Identité nominative du patient (op interne
patient.identite) : prénom, nom, date de naissance, sexe, n° AVS (format756.xxxx.xxxx.xx, requis pour la facturation à l'assureur), n° de carte d'assuré, n° de sinistre (LAA), de décision AI ou de cas (AM) d'un cas d'assurance, rue du domicile, assureur (GLN + nom), téléphone, courriel et garant du patient. Ces données sont marquées strictement locales dans le code (constanteOPS_LOCALES) : elles sont filtrées avant tout envoi et ne sont jamais transportées par la synchronisation courante. Le reste du domicile voyage, chiffré : la commune, le NPA, la localité et le CMS de rattachement (oppatient.domicile) partent avec le dossier, chiffrés de bout en bout comme lui, pour que vos autres appareils préparent la tournée et le décompte du résiduel à la charge du canton ; le serveur ne peut pas les lire. Elles ne peuvent sortir de l'appareil que par les canaux limitativement décrits en section 4.3 (quatre canaux scellés, illisibles pour l'éditeur et pour le serveur) et par la facture destinée à l'assureur, qui part en clair (section 5.2). - Données cliniques : notes et transmissions de soins, plaies (méthode TIME), photos de plaies (chiffrées dans la table
medias, hors journal), pièces du classeur du patient (documents déposés et l'exemplaire de chaque document marqué envoyé — déclaration OPAS 7, dossier de transmission, courrier — chiffrés de la même façon), relevés et seuils de mesures, échelles d'évaluation, évaluation du risque suicidaire (RUD), planning et tournée, prescriptions OPAS art. 7. - Données de facturation : prescriptions OPAS 7, factures AOS (y compris les lignes de matériel LiMA des factures déjà émises), décomptes résiduels CMS, prestations et matériel facturés directement au patient (hors-AOS). Les accusés reçus des assureurs (
facturation.accuse,opas7.accuse) sont conservés localement car un accusé peut citer le nom du patient.
Proches et contacts d'urgence. Le dossier d'un·e patient·e peut contenir les coordonnées de proches et de contacts (représentant·e thérapeutique, personne à prévenir, voisin·e qui détient une clé…), enregistrées par la soignante pour la continuité et la sécurité des soins. Ces données vivent dans le dossier chiffré, couvertes par le secret professionnel, et sont supprimées avec lui ; elles ne sont ni synchronisées en clair, ni exportées vers un carnet d'adresses. Les personnes concernées n'en sont pas informées individuellement : la soignante, personne privée liée par une obligation légale de garder le secret (art. 321 CP), est déliée du devoir d'information de l'art. 19 LPD par l'art. 20 al. 1 let. c LPD — la présente mention vaut information générale.
Aucune donnée patient réelle n'est utilisée en démonstration : l'application propose un mode démonstration éphémère à pseudonymes, dont les données ne sont pas conservées.
2.2 Ce que l'éditeur voit réellement (si la synchronisation est activée)
Ce que l'éditeur peut techniquement voir se limite à ce qui suit.
| Donnée | Ce que c'est | Ce que l'éditeur en voit |
|---|---|---|
| Identifiant de compte de synchro | Un jeton opaque, non nominatif (non dérivé de données patient), présent dans les chemins d'URL | Un identifiant sans lien lisible avec un nom de patient ou de soignant |
| Blocs chiffrés | Le journal du dossier et les photos, chiffrés de bout en bout | Des octets inintelligibles ; aucune donnée en clair |
| Métadonnées de synchro (par opération) | Identifiant d'opération, horloge de Lamport, identifiant d'appareil, taille du bloc, type d'opération neutralisé (le serveur ne voit que « op ») | Le fait et la cadence d'une synchro, la taille d'un bloc, le graphe des appareils reliés — pas le contenu ni le vrai type d'événement |
| Données techniques serveur | Requêtes HTTPS, requêtes /health | Rien n'est journalisé : les journaux d'accès sont désactivés. L'adresse IP n'existe qu'en mémoire vive, le temps d'appliquer le limiteur de débit, et n'est jamais enregistrée (voir sections 9 et 10) |
| Coordonnées de facturation du service | Coordonnées de facturation de votre abonnement. Lorsque vous souscrivez au service géré depuis l'application, l'écran de souscription transmet au serveur : votre adresse de facturation (courriel), votre nom (obligatoire : il figure sur votre facture et dans la comptabilité de l'éditeur), votre adresse postale (facultative : si vous la donnez, elle complète le « Payable par » du bulletin QR de votre facture), votre pays d'exercice, la formule choisie (périodicité, nombre de sièges, montant affiché) et la version des conditions acceptée, la langue et l'empreinte (sha256) du texte accepté, avec l'horodatage de votre acceptation, et, seulement si vous la donnez, votre réponse à la question facultative « Comment avez-vous connu Carnet ? » (un choix dans une liste fermée, jamais un texte libre ; ne pas répondre ne change rien). Hors de Suisse, il transmet en outre votre déclaration professionnelle (votre numéro d'inscription et l'ordre, le registre ou l'autorité qui vous a inscrit·e, avec l'horodatage) et la langue de votre interface, pour vous écrire dans votre langue ; aucun numéro de TVA | Vos coordonnées à vous (le soignant), jamais celles d'un patient. En Suisse, et hors de Suisse dans un pays ouvert à la vente, cette transmission vous délivre immédiatement votre code d'accès, sans attendre une intervention manuelle de l'éditeur ; hors de Suisse, le paiement viendra ensuite par Paddle (ligne suivante). Si votre pays est fermé par la loi (5.3), la demande va en liste d'attente sans rien garder de votre acceptation. Si votre pays n'est pas encore ouvert, aucun accès n'est délivré et le serveur ne conserve que votre courriel, votre pays et l'édition de l'application d'où part la demande (rien de la formule ni de l'acceptation) : la demande est gardée pour décider quel pays ouvrir ensuite et vous prévenir à cette adresse, jusqu'à l'ouverture de votre pays et deux ans au plus, puis effacée automatiquement. Le nom et l'adresse postale ne sont demandés — et gardés — que pour une demande qui reçoit un code d'accès : une demande de liste d'attente n'en garde rien. Ils sont imprimés sur la facture QR que l'éditeur vous envoie et inscrits au livre des recettes de l'éditeur (comptabilité d'une entreprise individuelle, art. 957 ss CO), tenu sur son poste et jamais sur le serveur de synchronisation ; ils ne sont pas transmis à Paddle (qui recueille lui-même ce qu'il lui faut pour son reçu). Vous pouvez en demander la suppression à tout moment (section 8) |
| Paiement par Paddle (hors de Suisse seulement) | Si vous confirmez votre abonnement au terme de l'essai, l'éditeur crée chez Paddle, depuis son poste en Suisse, une transaction qui ne porte que l'identifiant opaque de votre compte, et vous envoie par courriel le lien de paiement. Vous payez dans le formulaire de Paddle, que le module de paiement de Paddle (Paddle.js) affiche sur la page carnet.health/paiement/ ; Paddle recueille lui-même, pour son propre compte, votre nom, votre courriel, votre adresse de facturation, votre moyen de paiement, le cas échéant votre numéro de TVA, votre adresse IP et des informations techniques sur votre appareil (5.3) | Dans l'espace vendeur de Paddle, l'éditeur voit ce que Paddle y affiche de votre achat (nom, adresse, courriel, historique d'achat) ; il ne le consulte que pour exécuter la vente (question, remboursement) et n'en recopie rien. Dans son registre, l'éditeur n'inscrit que l'identifiant de votre compte, la date du paiement, le montant, la devise, la période payée, le moyen de paiement, l'identifiant de la transaction de Paddle et, s'il y a lieu, l'identifiant de l'ajustement et le motif d'un remboursement — jamais votre nom, votre courriel, votre adresse ni votre adresse IP (une note qui ressemblerait à un numéro de compte bancaire est refusée). Un paiement reste un pseudonyme : relié à votre demande, il redonne votre courriel ; relié à l'espace vendeur de Paddle, votre nom |
| Sortie de votre compte (fin du contrat) | Les dates de fin que l'éditeur inscrit à votre demande : date de fin, fin de la période transitoire, effacement immédiat demandé ou non, date où la sortie a été posée, date de l'effacement | Ces dates, en clair, sur la ligne de votre compte : c'est d'elles que le serveur tire seul la période transitoire, la lecture seule et le moment où votre compte attend l'effacement (7.5). Le serveur les joint à chaque synchronisation pour que l'application vous les dise |
| Quotas du compte | Deux compteurs : nombre d'opérations poussées, volume d'octets stockés | Ces deux nombres, en clair — ils font respecter les plafonds anti-abus. Jamais le détail de ce qui a été poussé |
| Reçu d'acceptation des conditions | La version des conditions que vous avez acceptée, la langue du texte accepté et son empreinte (sha256, qui identifie ce texte au caractère près), l'horodatage de votre acceptation, et la date de réception par le serveur. Lorsque vous acceptez une modification qui vous a été présentée par un résumé (clause 12.2), le reçu porte aussi la langue et l'empreinte de ce résumé et, si une case de consentement vous a été demandée, l'horodatage où vous l'avez cochée. Pour une version antérieure à 2026-10-03, le reçu porte aussi, tel qu'il a été envoyé, l'horodatage de chaque accusé de lecture que l'application demandait alors | Ces éléments, en clair. Aucune donnée de patient : c'est la preuve que l'éditeur doit pouvoir produire, et qu'il ne saurait tirer de votre coffre, qu'il ne peut pas ouvrir |
| Reçu de refus des conditions | Si vous refusez une nouvelle version du contrat (clause 12.2) : la version refusée, l'horodatage de votre refus, la date d'effet que vous avez choisie, si vous avez demandé l'arrêt immédiat, si vous avez souscrit au service géré, et la date de réception par le serveur | Ces éléments, en clair. Aucune donnée de patient. Pour une abonnée, ce reçu est la résiliation du service géré : l'éditeur doit le recevoir pour arrêter la facturation et rembourser la part payée d'avance |
| Accès ouverts sur un mandat de relève | Le nombre d'accès vivants d'un compte de relève et leurs dates d'ouverture et de retrait. Chaque accès est un identifiant tiré au hasard par le serveur, qui ne dit rien de la personne : ni nom, ni clé, ni adresse. Il existe pour qu'un accès puisse être retiré séparément des autres — retirer une remplaçante sans couper sa collègue | En clair : l'éditeur voit combien de personnes ont un accès ouvert sur un mandat, et quand chacune est entrée et sortie. Il ne voit jamais qui, ni ce qu'elles écrivent. Ces identifiants sont supprimés avec le compte lorsque le mandat est purgé |
| Origine du compte et graphe des invitations | Le type de l'invitation qui a servi à créer votre compte (« standard » ou « relève »), le compte qui l'a émise, l'état de révocation et, pour un compte de relève uniquement, la date de fin prévue de l'accès (le mandat plus une courte grâce), afin que le serveur puisse fermer tout seul un accès qu'on aurait oublié de révoquer. Le code d'invitation lui-même n'est pas inscrit dans votre compte : il reste dans la liste des invitations jusqu'à son expiration, puis en est effacé (7.6) ; s'il vous a été remis par la porte de souscription, il est aussi gardé avec votre demande (« Coordonnées de facturation du service ») | En clair : l'éditeur voit quel compte a invité quel autre compte, et si ce lien est une relève. Ce sont des données de professionnel·le·s, jamais de patient·e·s ; elles servent au contrôle des accès, à la lutte contre l'abus, et permettent au compte qui a ouvert une relève de la révoquer. Elles reconstituent, à ce titre, un réseau professionnel — et, avec la date de fin, la durée prévue d'une collaboration. Aucune date de fin n'est déposée pour un compte ordinaire, et un compte de relève sans date de fin ne s'éteint jamais de lui-même |
| Suivi de votre abonnement | Le jour de la première synchronisation de votre compte, c'est-à-dire du premier envoi chiffré que le serveur accepte : c'est lui qui fait courir l'essai de trente jours (contrat, clause 5.1bis) ; pour un compte qui synchronisait déjà avant la présente version, le serveur note seulement ce fait, sans date. Pour une souscription : le jour où votre code a servi et l'identifiant du compte qu'il a créé, notés sur votre demande. Le jour où vous avez confirmé l'abonnement. Le cas échéant, le jour de la résiliation et son motif, choisi dans une liste fermée (refus d'une nouvelle version des conditions, votre demande, non-paiement, justes motifs, cessation du service) — jamais un texte libre | Des dates et un motif, en clair ; aucune donnée de patient, aucun contenu. La première synchronisation se lit déjà dans les métadonnées de synchro : le serveur n'en garde que le jour. L'éditeur s'en sert pour vous dire quand votre essai finit, pour ne rien vous facturer avant votre confirmation et pour mettre le service géré en pause à la fin d'un essai non confirmé (section 3) ; et, en effectifs par trimestre, pour mesurer combien d'essais commencent, deviennent un abonnement ou s'arrêtent — des nombres, jamais une liste de personnes |
| Enveloppe de récupération (déposée uniquement si vous activez la porte — choix exprès proposé à l'activation de la synchro, révocable) | Part scellée inutilisable seule + enveloppe SUR-SCELLÉE (identités comprises) | Des blocs inertes, ouvrables seulement en réunissant vos 8 mots et la part conservée séparément — ni l'éditeur ni le serveur ne peuvent rien en lire |
| Téléphone de vérification (récupération) | Le numéro que VOUS enregistrez pour la vérification d'identité du jour J | Ce numéro, à vous — utilisé uniquement pour la procédure de libération |
| Compartiment de relève (si vous confiez une tournée à une remplaçante) | Un compte de synchronisation dédié à la remplaçante, les amorces chiffrées du compartiment et, le cas échéant, son pli de secours (identités des patient·e·s confié·e·s, chiffrées sous une clé dérivée de sa clé d'accès biométrique, détruit à la clôture ou à la révocation) | Un compte supplémentaire et des blocs chiffrés ; ni les identités, ni les dossiers transmis, qui ne sont lisibles que sur l'appareil de la remplaçante (voir 4.3 ④ et 4.5) |
| Journal du service de récupération | Dès que vous mettez en place ce service, et à chaque interaction avec lui — y compris sa désactivation — une empreinte à clé secrète de votre adresse IP (depuis le 23.09.2026 ; auparavant l'adresse elle-même) et la date sont inscrites | La seule trace durable liée à votre adresse de connexion. Ce journal ne peut être ni modifié ni effacé : c'est ce qui lui donne sa valeur de preuve et protège VOTRE compte contre une demande frauduleuse — mais cela signifie aussi que, pour qui utilise ce service, compte et adresse peuvent être reliés a posteriori |
2.3 Ce que l'éditeur ne voit pas (impossible techniquement) : le contenu du dossier, les identités des patient·e·s, les données de santé, les doses, les documents, les plaies, les relevés, les brouillons — rien de tout cela ne parvient à l'éditeur en clair, ni par la synchronisation, ni par les canaux scellés de la section 4.3. La facture destinée à l'assureur fait exception au principe « rien ne sort en clair » : elle contient des données nominatives en clair (section 5.2) ; sa transmission à MediData est régie par les conditions d'utilisation de MediData, que vous avez acceptées.
2.4 Aucun traçage, aucun tiers de mesure d'audience, aucune publicité. « Carnet » ne charge aucun script tiers, aucune police, aucune image ni aucun mouchard externe : une politique de sécurité de contenu (CSP) stricte bloque à l'exécution toute requête vers un hôte tiers : l'application ne peut joindre que le serveur de synchronisation de son édition et, sur votre propre ordinateur, le connecteur d'envoi des factures. Il n'y a ni régie publicitaire, ni analytique comportementale, ni revente de données. Une seule exception, hors de l'application : la page de paiement https://carnet.health/paiement/ de la vitrine, ouverte par le lien de paiement que l'éditeur vous envoie pour un achat hors de Suisse, charge le module de paiement de Paddle (Paddle.js, servi par paddle.com) pour afficher le formulaire de Paddle ; sa politique de sécurité de contenu n'ouvre que les adresses de Paddle. C'est la seule page de Carnet qui charge un script tiers ; l'application n'en charge aucun, et le reste de la vitrine non plus. Ce que vous y saisissez va à Paddle, vendeur, et ce que Paddle dépose ou lit sur votre appareil relève de sa politique (5.3).
3. Finalités et fondement des traitements
Le droit suisse ne subordonne pas un traitement privé à une « base légale », contrairement au règlement européen : un traitement est licite dès lors qu'il respecte les principes de la LPD (licéité, bonne foi, proportionnalité, finalité reconnaissable, exactitude, sécurité — art. 6 et 8 LPD). Un motif justificatif n'entre en jeu que si le traitement porte atteinte à la personnalité de la personne concernée (art. 30 et 31 LPD). Le tableau ci-dessous indique donc, pour chaque traitement, qui le conduit et sur quoi il repose — et, le cas échéant, le motif justificatif réservé.
| Finalité | Données concernées | Fondement du traitement |
|---|---|---|
| Tenue du dossier de soins et de la facturation, en local sur votre appareil | Familles 2.1 (identité, clinique, facturation) — traitées par VOUS | Vous êtes responsable du traitement : il découle de votre mandat de soins et de vos obligations professionnelles de documentation et de facturation. Il vous appartient d'en respecter les principes (art. 6 et 8 LPD) et le secret professionnel (art. 321 CP). L'éditeur n'y prend aucune part |
| Synchronisation optionnelle et conservation de sauvegardes chiffrées | Blocs chiffrés + métadonnées techniques (2.2) | Traitement en relation directe avec l'exécution du contrat que vous concluez avec l'éditeur, portant sur vos propres données de cocontractante ; motif justificatif de l'art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin. Sur les blocs chiffrés qui vous appartiennent, l'éditeur agit comme sous-traitant (art. 9 LPD) |
| Sécurité, disponibilité et lutte contre l'abus du service | Données techniques serveur, identifiant de compte opaque, quotas, origine du compte et graphe des invitations (2.2) | Intérêt privé prépondérant de l'éditeur à la sécurité et à la disponibilité de son système (art. 31 al. 1 LPD) |
| Gestion de l'abonnement et de la facturation du service | Coordonnées de facturation du soignant | Exécution du contrat que vous concluez avec l'éditeur (art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin) ; conservation des pièces selon la durée légale (7.6) |
| Vente du service géré hors de Suisse par Paddle : relier un paiement à votre compte, faire exécuter un remboursement, prouver ce que vous avez payé et ce qui vous a été rendu | Identifiant opaque du compte transmis à Paddle ; registre des paiements (identifiant de compte, date, montant, devise, période payée, moyen, identifiant de transaction ou d'ajustement, motif d'un remboursement) ; données que Paddle affiche dans son espace vendeur, consultées sans copie (5.3) | Exécution du contrat (art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin) ; preuve d'un paiement ou d'un remboursement tant qu'une prétention peut en naître (art. 127 CO ; 7.6). Les données que vous saisissez chez Paddle sont traitées par Paddle, sous sa propre responsabilité (1.5) |
| Vérifier le pays d'exercice (hors de Suisse) | Le pays déclaré à la souscription et le pays de facturation que Paddle indique pour un paiement ; en cas d'écart, votre réponse à une question de l'éditeur (une ligne suffit) ; exceptionnellement, un justificatif que l'éditeur vous demande lui-même, au cas par cas | Exécution du contrat : ce qui est vendu, et la loi qui s'applique, dépendent du pays où vous exercez (art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin). En cas d'écart, l'éditeur peut vous demander de confirmer votre pays d'exercice ; l'écart ne retient jamais votre paiement et ne suspend rien. Votre réponse est gardée comme la correspondance de support (deux ans, 7.6) ; un justificatif, demandé seulement à titre exceptionnel, ne sert qu'à cette vérification et il est effacé dès qu'elle est faite |
| Sortie du contrat : période transitoire, lecture seule, effacement attesté, métadonnées du compte (7.5) | Dates de sortie, contenu du compte effacé, reçu d'effacement (nombres, octets, empreintes) | Exécution du contrat et de l'annexe de zone (sortie à tout moment, règlement (UE) 2023/2854 appliqué à titre contractuel) ; preuve de l'effacement (art. 127 CO) |
| Un essai par Client : reconnaître une nouvelle demande de souscription d'une professionnelle dont l'essai gratuit a déjà été ouvert (contrat, clause 5.1bis let. c) | L'adresse de facturation (courriel), le nom et le pays, et, hors de Suisse, le numéro d'inscription professionnelle et le pays de la demande, comparés à ceux des souscriptions précédentes dont l'essai a été ouvert (2.2, « Coordonnées de facturation du service ») ; rien de nouveau n'est collecté, la comparaison ne crée ni ne garde aucune donnée | Exécution du contrat, dont la règle d'un seul essai par Client fait partie, et intérêt de l'éditeur à prévenir l'abus de l'essai gratuit (art. 31 al. 1 et al. 2 let. a LPD réservés en tant que de besoin). Une correspondance ne vaut pas refus : l'éditeur examine la demande lui-même (une adresse de cabinet partagée n'est pas la même personne), et la confirmation dit, le cas échéant, qu'aucun second essai n'est ouvert. Les données comparées restent gardées pendant les durées de la section 7.6, sans durée propre à cette comparaison |
| Suivre votre essai et votre abonnement ; mesurer, en effectifs par trimestre, combien d'essais commencent, deviennent un abonnement ou s'arrêtent, et comment le service est connu | Suivi de votre abonnement (2.2) ; réponse facultative « Comment avez-vous connu Carnet ? » | Exécution du contrat : dire la fin de l'essai, ne rien facturer avant votre confirmation, mettre le service géré en pause à la fin d'un essai non confirmé (contrat, clause 5.1bis) (art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin). Pour la mesure : intérêt de l'éditeur à évaluer son offre, par un traitement qui ne se rapporte pas aux personnes et dont les résultats ne désignent personne (art. 31 al. 2 let. e LPD réservé en tant que de besoin). La réponse sur l'origine est facultative |
| Preuve de l'acceptation ou du refus des conditions | Version acceptée, langue et empreinte (sha256) du texte accepté, horodatage de l'acceptation (et, pour l'acceptation d'une version antérieure à 2026-10-03, de chaque accusé de lecture ; pour une modification, langue et empreinte du résumé présenté et horodatage de la case de consentement), date de réception ; en cas de refus, version refusée, horodatage du refus, date d'effet, arrêt immédiat demandé ou non, souscription ou non (2.2) | Exécution du contrat et preuve de sa conclusion ou de sa résiliation, que l'éditeur ne peut pas tirer de votre coffre chiffré ; lorsque les conditions changent de façon substantielle, savoir à qui rappeler la modification restée sans réponse, et dire à chacun de vos appareils ce que votre compte a répondu — une réponse donnée sur votre téléphone vaut sur votre ordinateur (contrat, clause 12.2) (art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin) |
| Service de récupération (facilité optionnelle) | Enveloppe sur-scellée, part scellée, téléphone de vérification, journal de la procédure | Exécution du contrat de service. La porte n'est jamais ouverte d'office : la question vous est posée à l'activation de la synchronisation, les deux branches — activer / ne pas activer — sont présentées sans option pré-cochée, et le service reste révocable à tout moment dans les Réglages — la révocation détruit les éléments déposés, avec attestation écrite sur demande (7.6). Ce n'est pas un consentement au sens de la LPD qui le fonde : l'enveloppe contient des identités de patient·e·s, et vous ne pouvez pas consentir à leur place. C'est vous, responsable du traitement de ces données, qui décidez de les faire figurer dans l'enveloppe ; l'éditeur n'en conserve que des blocs qu'il ne peut pas lire, comme sous-traitant (art. 9 LPD) ; motif justificatif de l'art. 31 al. 2 let. a LPD réservé en tant que de besoin. L'information des personnes concernées incombe au soignant, responsable du traitement de leurs données. |
| Relève : mise à disposition d'une remplaçante que VOUS désignez (section 4.5) | Compte de synchronisation dédié + amorces chiffrées ; identités et dossiers transmis restent illisibles pour l'éditeur | Vous êtes responsable du traitement ; l'éditeur n'intervient qu'en support technique (art. 9 LPD). La transmission du dossier à une remplaçante est une communication de données sensibles à un tiers, présumée porter atteinte à la personnalité (art. 30 al. 2 let. c LPD) : elle relève de vos obligations et du secret professionnel (art. 321 CP) |
| Facturation à l'assureur : transmission de la facture à l'assureur-maladie (LAMal) et, au tarif 334 en tiers payant, à l'assureur-accidents (LAA), à l'assurance-invalidité (AI) ou à l'assurance militaire (AM) (section 5.2) | Identité, n° AVS, adresse, prestations, prescripteur, indication médicale en texte libre ; pour un cas LAA, AI ou AM, en plus : la loi, le n° de sinistre (LAA), de décision AI ou de cas (AM), la date de l'accident ou du cas, le motif du traitement | Obligation légale de facturation à la charge du fournisseur de prestations : art. 42 LAMal (assurance-maladie), art. 54a LAA (assurance-accidents), art. 27ter al. 1 LAI et art. 79ter RAI (assurance-invalidité), art. 25a LAM (assurance militaire) ; communication justifiée par la loi (art. 31 al. 1 LPD) — traitement effectué par VOUS |
L'éditeur ne traite aucune donnée de patient pour son propre compte, et ne fait aucun profilage. Quatre décisions sont prises automatiquement, sur une règle publiée : la porte de souscription vous remet un code d'accès ou inscrit votre demande en liste d'attente, selon le pays que vous déclarez ; un abonnement impayé est suspendu à la fin du délai de grâce — hors de Suisse, aussi un abonnement confirmé dont la première période n'a jamais été payée, à l'échéance que fixe le courriel du lien de paiement, au plus tôt vingt jours après son envoi —, sans jamais toucher à votre accès local à vos données (contrat, clause 5.4 ; annexe MONDE, M-2 let. f bis) ; à la fin d'un essai de trente jours que vous n'avez pas confirmé, le service géré se met en pause (synchronisation, sauvegardes gérées, ouverture de nouvelles relèves), sans toucher à votre accès local ni à une relève déjà ouverte, et reprend dès votre confirmation (contrat, clause 5.1bis let. b) ; et, lorsque les conditions changent de façon substantielle, la synchronisation d'un compte qui n'a ni accepté ni refusé la nouvelle version trente jours après sa communication attend votre réponse, sans toucher à l'usage de l'application sur votre appareil (contrat, clause 12.2). Cette quatrième décision ne vise qu'un compte qui a déjà accepté une version du contrat qui la prévoit : elle ne s'applique pas à la version qui l'introduit. Vous en êtes informé·e ici (art. 21 al. 1 LPD). Vous pouvez faire valoir votre point de vue et exiger que la décision soit revue par une personne, l'éditeur : (art. 21 al. 2 LPD). Le limiteur de débit, qui ralentit des requêtes en rafale, ne décide rien à votre égard. À la fin d'un contrat, le passage du compte en période transitoire, en lecture seule puis en attente d'effacement suit les dates que l'éditeur a inscrites à votre demande (7.5) : ce n'est pas une décision automatisée, c'est l'exécution datée de la vôtre ; l'effacement lui-même est un geste de l'éditeur.
4. Vos données de santé : chiffrées et sous votre seul contrôle
4.1 Chiffrement sur l'appareil. Le dossier de soins (journal d'événements) et les photos sont chiffrés sur votre appareil au moyen d'une clé maîtresse aléatoire de 32 octets (la CMK), en ChaCha20-Poly1305-IETF. La CMK n'est jamais écrite en clair : elle ne vit qu'en mémoire vive pendant une session déverrouillée. Sur le disque, elle n'existe que sous forme « enveloppée » (elle-même chiffrée) sous plusieurs secrets indépendants qui ouvrent tous la même clé :
- votre mot de passe (dérivé par Argon2id, coût MODERATE pour les nouveaux comptes ; plancher de 12 caractères + estimateur de robustesse local refusant les mots de passe faibles ; phrase de passe recommandée) ;
- une clé de secours / phrase de récupération (8 mots, ~88 bits d'entropie) ;
- le cas échéant une clé biométrique (la biométrie de l'appareil, visage ou empreinte, via WebAuthn) — cette enveloppe reste liée au matériel de l'appareil et n'est jamais synchronisée ni exportée ;
- le cas échéant un code dépositaire distinct.
Sans l'un de ces secrets, les données locales sont illisibles (les blocs chiffrés seuls ne suffisent pas). L'éditeur ne détient aucune clé lui permettant, seul ou avec le serveur, de déchiffrer vos données — ni mot de passe d'administration, ni porte dérobée.
4.2 Persistance et verrouillage. L'application demande la persistance du stockage (navigator.storage.persist) pour éviter la purge automatique de la base par certains navigateurs, un dossier de soins ayant vocation à être conservé de nombreuses années. Un verrouillage automatique (délai réglable) referme le coffre après inactivité ; les brouillons en cours sont chiffrés.
4.3 Par où sort — et ne sort pas — l'identité nominative des patient·e·s. La synchronisation courante ne transporte JAMAIS les identités nominatives (op patient.identite : nom, prénom, date de naissance, n° AVS, rue du domicile, assureur, n° de sinistre (LAA), de décision AI ou de cas (AM) ; la commune, le NPA et la localité voyagent, eux, chiffrés avec le dossier — section 2.1) : elles sont filtrées avant tout envoi. Elles peuvent sortir de votre appareil par quatre canaux scellés, que vous déclenchez ou activez, et qui restent opaques pour l'éditeur comme pour le serveur :
- ① Transfert d'appareil à appareil que VOUS déclenchez (par ex. lors de l'appairage d'un second appareil) : les identités voyagent dans une boîte aux lettres scellée (
crypto_box_seal, libsodium), avec vérification humaine par 4 mots (SAS anti-interception). Le serveur ne relaie que des blocs qu'il ne peut ni lire ni forger (il ne connaît jamais les clés publiques d'appareil). - ② Enveloppe de récupération SUR-SCELLÉE, déposée sur le serveur si — et seulement si — vous activez la porte de récupération (choix exprès proposé à l'activation de la synchronisation, révocable à tout moment) : les identités sont chiffrées (AEAD sous la CMK) puis re-scellées (
box_seal) vers une clé publique de récupération. Elles ne sont ouvrables qu'en réunissant plusieurs secrets détenus séparément, et uniquement côté client, le jour d'une récupération (voir 4.4). - ③ Relève : la transmission, à une remplaçante que VOUS désignez, du dossier des seul·e·s patient·e·s concerné·e·s — leur dossier entier, historique compris —, identités comprises, tant que l'accès que vous accordez est ouvert (voir 4.5).
- ④ Pli de secours de relève : pour qu'une remplaçante puisse retrouver son accès si elle perd son appareil pendant la relève, les identités des seul·e·s patient·e·s confié·e·s sont déposées sur le serveur chiffrées sous une clé dérivée de sa clé d'accès biométrique (que le serveur ne peut pas dériver). Ce pli est borné à la durée de la relève (plus une courte grâce), et détruit par la révocation, par la clôture de la relève ou par l'extinction automatique à la fin prévue du mandat. L'éditeur ne peut pas le lire.
Séparément, et sans être ni scellée ni opaque : la facture destinée à l'assureur part EN CLAIR. Ce n'est pas une exception technique du même ordre que les quatre canaux ci-dessus : c'est une obligation légale de facturation, assumée comme telle — art. 42 LAMal pour l'assurance-maladie ; pour un cas facturé au tarif 334 en tiers payant, art. 54a LAA (assurance-accidents), art. 27ter al. 1 LAI (assurance-invalidité) et art. 25a LAM (assurance militaire). Son contenu exact est détaillé en section 5.2. Sa transmission à MediData est régie par les conditions d'utilisation de MediData, que vous avez acceptées.
Le reste du dossier, chiffré, est répliqué entre vos propres appareils.
4.4 Service de récupération (miroir du contrat, clauses 9.11 et 10.8). Cette porte ne s'ouvre jamais d'office : à l'activation de la synchronisation, l'application vous pose la question et présente les deux branches — « Activer la porte de récupération » ou « Ne pas l'activer » — sans option pré-cochée et sans rien déposer avant votre choix. Elle vous indique à cet endroit que l'enveloppe déposée contient les identités de vos patient·e·s, sur-scellées : la décision appartient à la professionnelle responsable du traitement, elle ne se déduit ni d'un contrat ni du consentement de tiers. Le refus comme la révocation restent possibles à tout moment dans les Réglages. Si la porte est active, le dispositif repose sur un partage de secret : une part de 8 mots reste sur une Feuille de récupération papier détenue par vous (jamais transmise) ; l'autre part est scellée vers une clé de garde de l'éditeur conservée HORS serveur. Aucune des deux parties seule — ni le serveur, ni l'éditeur — ne peut reconstituer la clé ; la recombinaison a lieu exclusivement côté client, avec vérification par 4 mots. La confidentialité repose sur la robustesse cryptographique de la part de 8 mots, jamais sur un simple compteur d'essais.
Contact de secours. Si vous en aviez désigné un, vous pouvez le révoquer ; il n'est plus possible d'en ajouter un nouveau. Tant qu'il n'est pas révoqué, une seconde feuille, remise à la personne de votre choix, ouvre une troisième porte. Le dispositif devient 2-de-3 — la part de garde de l'éditeur, plus au choix vos 8 mots ou le code de votre contact. Les protections du jour J sont identiques par cette voie (carence, plancher, veto, vérification d'identité) : il n'existe aucun régime accéléré. Le nom de votre contact n'est enregistré nulle part chez l'éditeur : il ne vit que dans votre coffre, sur votre appareil, et le serveur ne révèle jamais si un contact existe.
La procédure de libération suit un parcours protecteur décrit au contrat : un délai de carence de 72 heures par défaut, assorti d'un plancher de 24 heures codé en dur qu'aucune configuration du serveur ne peut abaisser (le paramétrage ne peut qu'allonger la carence) ; la notification de vos appareils actifs, avec droit de veto ; une vérification d'identité. En cas de révocation, l'enveloppe sur-scellée et la part scellée sont détruites (attestation écrite sur demande). Une demande de récupération est par ailleurs la seule opération dont l'éditeur garde une trace durable comportant votre adresse de connexion : toute interaction avec le service de récupération — mise en place, changement du numéro de vérification, ajout ou révocation d'un contact de secours, désactivation du service, demande, veto, livraison — est inscrite avec une empreinte à clé secrète de votre adresse IP (depuis le 23.09.2026 ; auparavant l'adresse elle-même) et la date dans un journal dédié que rien ne peut modifier ni effacer.
4.5 Relève : confier des dossiers à une remplaçante. Lorsque vous vous faites remplacer, vous pouvez ouvrir une relève : une collègue reçoit, sur son appareil et sous forme chiffrée, le dossier des seul·e·s patient·e·s que vous désignez — le dossier lui-même, tel que vous le tenez, et non un résumé —, identités comprises, tant que l'accès que vous leur accordez est ouvert — vous pouvez l'étendre, le borner ou le révoquer à tout moment ; il s'éteint par la clôture de la relève, par sa révocation, ou de lui-même 90 jours après la fin prévue du mandat lorsque cette date a été déposée sur le serveur (voir 2.2) — un filet lointain, pour qu'un mandat oublié ne reste pas ouvert sans limite, jamais un couperet sur un travail en cours ; un mandat sans fin (binôme permanent) n'a pas d'échéance. Cette extinction automatique ferme l'écriture immédiatement et laisse la lecture ouverte trente jours, le temps que vous rapatriiez les soins de la dernière tournée ; passé ce délai, les blocs du compte sont effacés. Cette communication repose sur le consentement de vos patient·e·s au partage de leur dossier avec les soignant·e·s qui interviennent auprès d'eux·elles (art. 321 ch. 2 CP ; art. 36 al. 2 LS/VS ; art. 31 LPD), que vous recueillez et tracez dans l'application. Ce que vous devez savoir :
- Ce que le serveur héberge : un compte de synchronisation dédié à la remplaçante, les amorces chiffrées du compartiment et, si elle a enrôlé une clé d'accès biométrique, le pli de secours décrit en 4.3 ④. L'éditeur ne peut lire ni les identités, ni les dossiers transmis : ils ne sont déchiffrables que sur l'appareil de la remplaçante.
- Un engagement accepté dans l'application, avant tout accès. Avant que le moindre nom ne s'affiche, la remplaçante doit accepter des « Conditions d'utilisation du mode relève » versionnées (version en vigueur :
releve-8). L'écran est bloquant au premier accès : sans acceptation, pas d'accès. L'acceptation se fait d'un seul geste, sans case à cocher, le texte complet sous les yeux ; elle est horodatée et tracée, et comprend la déclaration de la remplaçante qu'elle est autorisée à pratiquer. Ces conditions portent sur : le fondement de l'accès — le consentement des patient·e·s au partage, que vous recueillez et tracez ; le maintien du secret professionnel (art. 321 CP) ; un accès limité aux soins des patient·e·s confié·e·s, tant que l'accès que vous accordez est ouvert, et l'engagement de n'y consulter que ce que ses soins demandent ; le fait que chacune de ses écritures est signée par une clé qui reste sur son appareil — ce qu'elle documente lui est attribuable, et personne, pas même vous, ne peut écrire sous son nom ; l'étendue de ce qu'elle tient au dossier des patient·e·s confié·e·s — observations, transmissions ciblées, mesures et seuils, médicaments donnés ou refusés, plaies et stomies (protocoles et clôture compris), traitements, réévaluations, rendez-vous et plan de soins, pièces déposées au classeur, échelles — et ce qui reste à vous : la déclaration de soins à l'assureur (OPAS 7), qu'elle consulte et peut imprimer sans pouvoir la modifier, et la fiche d'admission du patient (identité, assurance, domicile, allergies, volontés, anamnèse d'entrée), qu'elle ne modifie pas depuis un dossier partagé — ce qu'elle constate au chevet, elle le note au dossier, à son nom ; le fait qu'elle n'ouvre ni n'archive aucun dossier et ne retire ni une pièce du classeur ni une fiche de l'annuaire ; l'extinction de l'accès à sa clôture, à sa révocation ou 90 jours après la fin prévue du mandat, et la suppression du compartiment de son appareil ; la responsabilité de sa propre documentation, qui porte son nom ; le caractère personnel de l'accès (une clé et un mot de passe à elle, une signature par écriture) et le caractère commun du dossier du mandat — les autres remplaçant·e·s du même mandat, invité·e·s par vous, lisent et écrivent le même dossier et ne sont pas des tiers ; le signalement sans délai d'une perte, d'un vol ou d'un accès non autorisé ; la non-communication des dossiers à des tiers et l'absence de copie hors de Carnet ; et le rappel que l'information des patient·e·s incombe à la titulaire. Il n'existe aucun document papier à signer : l'engagement est pris dans l'application. - Vous restez responsable du traitement. C'est à vous, titulaire du dossier, qu'il revient de recueillir et de tracer le consentement des patient·e·s au partage de leur dossier, d'informer les patient·e·s de l'intervention d'une remplaçante, et de tenir compte de toute opposition : l'application vous la signale et la trace dans le dossier du·de la patient·e, mais ne retire aucun dossier à votre place — la décision de confier ou non malgré une opposition, et sa justification (notamment en cas d'urgence), vous appartiennent, sous votre responsabilité. Le choix des patient·e·s confié·e·s est le vôtre, dossier par dossier.
5. Destinataires et sous-traitants
L'éditeur minimise les tiers. « Carnet » n'utilise pas de traqueurs publicitaires ni d'analytics tiers ; l'application (PWA) est auto-contenue (CSP stricte, pas de CDN ni de ressources externes chargées à l'exécution). Deux destinataires de plus peuvent intervenir, qui ne sont pas des sous-traitants et ne figurent donc pas dans la liste de l'art. 9 al. 3 LPD ci-dessous : L'assureur de responsabilité civile de l'Éditeur, s'il en conclut un un jour (à la date de cette version, aucune assurance n'est conclue, contrat 3.5), en cas de réclamation seulement : les données du Client nécessaires à son traitement (identité, contrat, correspondance). Aucune donnée de patient : l'Éditeur n'en détient aucune en clair. Il n'est pas un sous-traitant ; cette politique sera complétée avant tout envoi à un assureur. Paddle.com Market Limited, pour une vente hors de Suisse : revendeur, responsable indépendant des données que vous lui donnez en payant (1.5, 5.3). Il ne reçoit de l'éditeur que l'identifiant opaque de votre compte et les remboursements que l'éditeur décide. Il n'est pas un sous-traitant, et ne figure donc pas dans la liste ci-dessous.
5.1 Annexe — liste des sous-traitants (art. 9 al. 3 LPD)
(Liste tenue à jour et datée. État au 23 septembre 2026, relue le 11 octobre 2026. Elle est aussi celle de l'annexe IV des clauses types de l'annexe de zone, pour les blocs chiffrés : Infomaniak et Proton Drive. Le registre des traitements de l'éditeur la reprend.)
| Sous-traitant | Rôle | Localisation | Données auxquelles il a accès |
|---|---|---|---|
| Infomaniak (Genève, Suisse) | Hébergement du VPS (vitrine, app, serveur de synchro) | Suisse | Uniquement des blocs chiffrés et métadonnées techniques ; aucune donnée patient en clair |
| Proton (Suisse) | Messagerie de contact (e-mail) | Suisse | Le contenu des e-mails que vous nous adressez volontairement |
| MediData (Suisse) | Plateforme d'échange pour la facturation à l'assureur (e-facture) : LAMal et, au tarif 334, LAA, AI et AM | Suisse | Le contenu de la facture, en clair (identité, n° AVS, adresse, prestations, prescripteur, indication médicale ; pour un cas LAA, AI ou AM : la loi, le n° de sinistre, de décision AI ou de cas AM, la date de l'accident ou du cas et le motif du traitement) — voir 5.2 ; la transmission de la facture à MediData est régie par les conditions d'utilisation de MediData, que vous avez acceptées |
| Proton (Genève, Suisse) — Proton Drive | Troisième copie de sauvegarde, hors site (depuis le 6 septembre 2026), en rotation d'un an au plus ; ce que la rotation retire peut subsister dans la corbeille de Proton Drive (7.4) | Suisse, Allemagne ou Norvège (serveurs de Proton Drive ; États à protection adéquate, art. 16 al. 1 LPD) | Uniquement des blocs chiffrés, eux-mêmes re-chiffrés par le dépôt de sauvegarde (restic) avant l'envoi : Proton ne détient aucune clé permettant de les lire |
Supervision technique et horodatage. Trois services extérieurs reçoivent, non pas des données de dossier, mais des signaux d'exploitation — ils sont mentionnés ici parce que cette liste se veut exhaustive :
| Destinataire | Rôle | Localisation | Ce qu'il reçoit |
|---|---|---|---|
| healthchecks.io (SIA Monkey See Monkey Do, Riga) | Détecteur d'arrêt (« interrupteur d'homme mort ») : alerte l'éditeur par courriel si une tâche de sauvegarde cesse de tourner | Lettonie (Union européenne) | Un signal de vie quotidien, accompagné du nombre d'enregistrements que compte la base — aucun contenu, aucun identifiant de compte, aucune donnée de patient |
| ntfy.sh (ntfy LLC, Connecticut, États-Unis ; aucune adresse postale publiée) | Notification d'alerte sur le téléphone de l'éditeur quand un service tombe | États-Unis | Un message d'état technique (service en panne, service rétabli) — aucune donnée de patient, aucun identifiant de compte |
| Calendriers OpenTimestamps (a.pool et b.pool.opentimestamps.org ; service public et gratuit du projet libre OpenTimestamps, tenu par des bénévoles ; aucune entité ni adresse publiée) | Horodatage d'intégrité : fait dater, chaque jour où il a changé, l'état du journal de chaque compte (preuve d'intégrité du journal) | Non publiée | Une empreinte de 32 octets (la tête de la chaîne de hachage), qui ne permet de retrouver ni un compte, ni un contenu ; et l'adresse IP du serveur |
Toute évolution de cette liste (ajout / remplacement d'un sous-traitant) vous est communiquée conformément au contrat, avec possibilité de s'opposer.
5.2 La facture à l'assureur — ce qui part réellement, en clair
C'est le point où le modèle « rien ne sort en clair » cesse de s'appliquer, parce que la loi l'impose : le fournisseur de prestations doit remettre à l'assureur une facture détaillée et lui transmettre les indications nécessaires à son contrôle. C'est l'art. 42 LAMal pour l'assurance-maladie. Pour les soins facturés au tarif 334, en tiers payant, à un cas d'assurance posé au dossier, c'est l'art. 54a LAA pour l'assurance-accidents, l'art. 27ter al. 1 LAI (précisé par l'art. 79ter RAI) pour l'assurance-invalidité et l'art. 25a LAM pour l'assurance militaire. Nous le disons sans détour.
Ce que contient la facture transmise à l'assureur :
- nom, prénom, date de naissance, sexe du/de la patient·e ;
- son n° AVS et son adresse ;
- les prestations facturées (positions tarifaires, dates, quantités) ;
- l'identité et l'adresse du médecin prescripteur ;
- une indication médicale en TEXTE LIBRE, d'une longueur maximale de 350 caractères ;
- pour un cas LAA, AI ou AM : la loi, le n° de sinistre (LAA) ou le n° de décision AI (AI, exigé par l'art. 79ter al. 1 let. d RAI), le n° du cas s'il existe (AM), la date de l'accident (LAA) ou du cas (AM) et le motif du traitement (accident, maladie, infirmité congénitale).
Cette indication médicale est bien une information clinique en clair. Elle figure dans la facture parce que l'assureur en a besoin pour contrôler la prise en charge ; elle est rédigée par vous, sous votre responsabilité, et vous devez la limiter à ce qui est nécessaire au contrôle du décompte. Ce qui ne part pas dans la facture : le dossier de soins lui-même, les notes et transmissions, les photos de plaies, les échelles et évaluations, les documents.
Qui reçoit la facture. La facture LAMal va à l'assureur-maladie du patient ; celle d'un cas LAA, à l'assureur-accidents de ce cas ; celle d'un cas AI, à la Centrale de compensation, à qui le fournisseur de prestations peut l'adresser par transfert électronique de données (art. 79 al. 1 RAI) ; celle d'un cas AM, à la Suva, à qui la gestion de l'assurance militaire a été transférée (art. 81 al. 2 LAM). Vous devez remettre au patient une copie de la facture en tiers payant LAMal (art. 42 al. 3 LAMal) et en AI (art. 27ter al. 1 LAI ; art. 79ter al. 4 RAI). Carnet la prépare à l'impression une fois la facture transmise ; vous la lui remettez ou la lui envoyez vous-même — elle ne passe par aucun serveur de l'éditeur.
Votre dossier de soins reste illisible pour l'éditeur : il est chiffré sur votre appareil. La transmission de la facture à MediData est régie par les conditions d'utilisation de MediData, que vous avez acceptées. Comme vous êtes raccordé(e) « via le partenaire logiciel Carnet », MediData fait connaître à l'éditeur, comme à tout partenaire logiciel, la liste des organisations raccordées par ce partenaire : le nom, le lieu, l'identifiant client et le GLN de votre cabinet — jamais une facture ni une donnée de patient. L'éditeur traite ces données pour son propre compte (accord de sous-traitance, section 2.3).
5.3 Paddle — le revendeur du service hors de Suisse
Qui. Paddle.com Market Limited, société enregistrée en Angleterre et au pays de Galles sous le n° 08172165, 30 Old Bailey, Londres EC4M 7AU, Royaume-Uni (pour les ventes hors du Canada).
Ce qu'il fait. Dans les pays hors de Suisse que la page de prix dit ouverts, Paddle vous vend le service géré en son propre nom : il encaisse le prix, perçoit et déclare la taxe de votre pays, vous remet le reçu, renouvelle l'abonnement, relance un paiement qui échoue et exécute les remboursements que l'éditeur décide. L'éditeur ne vous adresse ni facture ni demande de paiement hors de Suisse. En Suisse, Paddle n'intervient pas.
Son rôle. Pour les données que vous lui donnez en payant, Paddle est responsable du traitement, indépendamment de l'éditeur (1.5). Ce n'est pas un sous-traitant (art. 5 let. k et art. 9 LPD). Sa politique de confidentialité fait foi pour ces données : https://www.paddle.com/legal/privacy. Vos droits sur ces données s'exercent auprès de Paddle (https://preferences.paddle.com) ; l'éditeur vous y aide si vous le lui demandez.
La page de paiement de Carnet. Le lien de paiement ouvre la page https://carnet.health/paiement/, que publie l'éditeur. C'est la seule page de Carnet qui charge un script d'un tiers : le module de paiement de Paddle (Paddle.js), servi par paddle.com. Ce module affiche le formulaire de paiement de Paddle dans un cadre servi par Paddle (buy.paddle.com). La page elle-même ne lit que le numéro de transaction de son adresse, la langue de votre navigateur et, s'ils existent, vos réglages d'affichage de la vitrine (thème clair ou sombre, palette), qui restent dans votre navigateur ; elle n'y écrit rien et n'envoie rien à l'éditeur : elle ouvre la transaction que l'éditeur a préparée, qui ne porte que l'identifiant opaque de votre compte. En la chargeant, votre navigateur se connecte aux serveurs de Paddle, qui reçoivent, comme pour toute page web, votre adresse IP et des informations techniques sur votre navigateur. Ce que la page dépose, mesuré le 9 octobre 2026 (navigateur Chromium, page chargée sans transaction) : une seule requête vers un tiers, le module de Paddle (cdn.paddle.com) ; en réponse, le serveur de ce module, servi par Cloudflare, dépose un cookie technique de protection contre les robots, __cf_bm, sur le domaine paddle.com, illisible par la page (HttpOnly), pour trente minutes ; rien dans le stockage local ni de session de carnet.health, aucun cookie de carnet.health. Ce que le formulaire de paiement de Paddle dépose ou lit ensuite, dans son cadre buy.paddle.com, une fois votre transaction ouverte, n'a pas été mesuré : Paddle le décrit dans sa politique (section J, « Cookies and Similar Technologies », lue le 9 octobre 2026) — ce qui sert au paiement et à la prévention de la fraude. Ces opérations servent le seul paiement que vous avez demandé : fondement, l'exécution du contrat (art. 31 al. 2 let. a LPD ; art. 6 § 1 let. b RGPD) ; un dépôt ou une lecture sur votre appareil strictement nécessaire à ce service que vous avez expressément demandé ne requiert pas votre consentement (art. 5 § 3 de la directive 2002/58/CE) ; en Suisse, la loi sur les télécommunications demande que vous soyez informée de ce traitement et de sa finalité — vous l'êtes ici — et avisée de la possibilité de le refuser, ce que permettent les réglages de votre navigateur, au risque que le paiement n'aboutisse pas (art. 45c let. b LTC, RS 784.10). La page n'est ni indexée ni liée depuis le reste de la vitrine : on n'y arrive que par votre lien de paiement.
Qui répond de cette page. Pour le paiement lui-même et pour tout ce que Paddle fait ensuite de vos données (encaissement, taxe, reçu, renouvellement, prévention de la fraude), Paddle est responsable du traitement, indépendamment de l'éditeur (1.5). Pour le seul chargement du module de Paddle sur la page de l'éditeur et la transmission à Paddle qu'il provoque, l'éditeur, qui a choisi d'intégrer ce module à sa page pour être payé, se tient pour responsable conjoint avec Paddle (art. 26 RGPD ; art. 5 let. j LPD), dans la ligne de l'arrêt Fashion ID de la Cour de justice de l'Union européenne (29 juillet 2019, C-40/17) — pour ces deux opérations seulement, jamais pour ce que Paddle fait ensuite. Pour vous, cela veut dire : l'éditeur vous informe ici de ces opérations ; vous pouvez exercer vos droits à leur sujet auprès de l'éditeur comme de Paddle ; l'éditeur reçoit votre demande, y répond pour ce qui le concerne et la transmet à Paddle pour le reste (art. 26 § 3 RGPD). L'éditeur et Paddle n'ont pas conclu d'accord écrit sur ce point : l'éditeur assume envers vous les obligations décrites ci-dessus et reste, pour ces deux opérations, votre point de contact ; Paddle répond seul de ce qu'il fait ensuite de vos données.
Ce que Paddle recueille, auprès de vous. Dans son formulaire de paiement : votre nom, votre courriel, votre adresse de facturation, votre moyen de paiement (pour une carte, ses données ne sont traitées que par Paddle et ses prestataires de paiement), le cas échéant votre numéro de TVA, votre adresse IP et des informations techniques sur votre appareil, notamment pour prévenir la fraude. C'est vous qui les saisissez : l'éditeur ne les lui transmet pas.
Ce que l'éditeur transmet à Paddle. L'identifiant opaque de votre compte de synchronisation, dans la transaction que porte votre lien de paiement — il relie votre paiement à votre compte — et, s'il y a lieu, le remboursement d'une transaction désignée par son identifiant. Rien d'autre : ni votre nom, ni votre courriel, ni votre dossier, ni un bloc chiffré, ni une donnée de patient. La clé qui permet de parler à Paddle est sur le poste de l'éditeur, en Suisse : le serveur de synchronisation ne parle jamais à Paddle. Paddle sait que vous avez acheté le service géré ; il ne voit rien de ce que vous en faites.
Ce que Paddle montre à l'éditeur, et ce que l'éditeur en garde. Paddle met à la disposition de chaque vendeur, dans son espace vendeur, ce qu'il sait de ses acheteuses (nom, adresse, courriel, historique d'achat). L'éditeur ne peut pas l'empêcher ; il ne consulte ces données que pour exécuter la vente, et n'en recopie rien. Son registre des paiements ne garde que les éléments de la section 2.2 (« Paiement par Paddle ») — jamais votre nom, votre courriel, votre adresse ni votre adresse IP.
Où vont ces données. Paddle.com Market Limited est au Royaume-Uni, État dont la législation assure un niveau de protection adéquat au regard du droit suisse (art. 16 al. 1 LPD ; annexe 1 OPDo). Pour une cliente de l'Espace économique européen, le Royaume-Uni bénéficie d'une décision d'adéquation de la Commission européenne : décision d'exécution (UE) 2021/1772 du 28 juin 2021 (JO L 360 du 11.10.2021, p. 1), modifiée par la décision d'exécution (UE) 2025/2574 du 19 décembre 2025 (JO L, 2025/2574, 23.12.2025), qui la fait expirer le 27 décembre 2031, sauf prorogation. Le module de paiement est servi depuis les serveurs de Paddle (paddle.com), qui recourt, pour le servir, à des prestataires de son choix. Paddle recourt lui-même à des prestataires situés dans le monde entier et encadre ses transferts selon sa politique ; ces transferts relèvent de sa responsabilité.
Pays fermés. Le service géré n'est pas vendu là où Paddle ne vend pas, ni là où la loi du pays interdit à une soignante de confier le dossier de ses patient·e·s à un serveur en Suisse. France : héberger des données de santé pour le compte d'une professionnelle exige un hébergeur certifié, qui stocke dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen (code de la santé publique, art. L.1111-8 et R.1111-9-1) ; l'application s'y utilise localement, sans synchronisation, et aucune donnée de paiement n'y est traitée. La page de prix tient la liste des pays fermés et leur motif.
Contrat de sous-traitance hors de Suisse. Pour les blocs chiffrés de vos dossiers, l'éditeur est votre sous-traitant (1.2). Dans l'Espace économique européen, ce rapport est régi par l'annexe de zone MONDE, qui reprend les clauses contractuelles types de la Commission (décision d'exécution (UE) 2021/915), soumises au droit de votre État : c'est le contrat qu'exige l'art. 28 RGPD. Vous l'acceptez avec le contrat, à la souscription.
6. Hébergement et localisation
6.1 Hébergement en Suisse. L'infrastructure serveur est un VPS chez Infomaniak, en Suisse (Debian), servi par Caddy en HTTPS (certificats Let's Encrypt renouvelés automatiquement, en-têtes HSTS). Un seul serveur héberge les sous-domaines du service :
- carnet.health — la vitrine (site de présentation) ;
- app.carnet.health — l'application PWA (fichiers statiques du build) ;
- global.carnet.health — l'édition internationale de l'application, sans brique nationale, en ligne depuis le 21.09.2026 ;
- qc.carnet.health — l'édition québécoise de l'application, en ligne depuis le 25.09.2026 ;
- sync.carnet.health — le serveur de synchronisation « aveugle » (Node.js, base SQLite locale au serveur), qui ne stocke que des blocs chiffrés et exige un code d'invitation pour l'activation d'un compte.
6.2 Aucun transfert de données patients en clair hors de Suisse — pour la raison simple qu'il n'existe aucune donnée patient en clair côté serveur. D'éventuelles sauvegardes chiffrées répliquées hors de Suisse ne le seraient que vers un État à protection adéquate (art. 16 al. 1 LPD) ou sous une garantie de l'art. 16 al. 2 LPD, et resteraient inintelligibles. En fait : le serveur (Infomaniak) et le poste de l'éditeur sont en Suisse ; la copie hors site est chez Proton AG, société suisse établie à Genève, dont les serveurs Drive sont situés « exclusivement en Suisse, en Allemagne ou en Norvège » (politique de Proton Drive du 19.08.2026) — trois États à protection adéquate (art. 16 al. 1 LPD). Cette copie y est chiffrée une seconde fois avant l'envoi. Pour une professionnelle de l'Union européenne, de l'EEE ou du Royaume-Uni, le traitement de ses données de professionnelle en Suisse est un transfert vers un pays reconnu adéquat (décision 2000/518/CE de la Commission, maintenue par l'art. 45 § 9 RGPD ; au Royaume-Uni, Data Protection Act 2018, annexe 21, par. 4 et 5). La vente hors de Suisse n'y ajoute qu'un envoi : l'identifiant opaque de votre compte, vers Paddle, au Royaume-Uni, et, le temps d'un paiement, ce que votre navigateur envoie à Paddle en chargeant la page de paiement (5.3) — jamais une donnée de patient. Pour une professionnelle d'Argentine, du Chili, du Panama ou d'Uruguay, le traitement de ses données de professionnelle en Suisse repose, en Argentine, sur la reconnaissance de la Suisse comme pays adéquat (disposition DNPDP 60-E/2016 ; loi 25.326, art. 12) ; en Uruguay, sur la même reconnaissance (résolution de l'URCDP 23/021 du 08.06.2021 ; loi 18.331, art. 23) ; au Chili, dès l'entrée en vigueur de la loi 21.719, sur les clauses contractuelles de l'annexe MONDE, M-11.4 (art. 27 de cette loi) ; au Panama, sur la nécessité du transfert pour l'exécution du contrat (loi 81 de 2019, art. 33). Les blocs chiffrés de ses patient·e·s y sont hébergés pour son compte, sans que l'éditeur puisse les lire.
6.3 Ce qui est isolé par pays, et ce qui ne l'est pas. L'édition québécoise (qc.carnet.health) est en ligne depuis le 25.09.2026 ; le service géré n'y est pas encore vendu. Deux choses distinctes, et nous préférons les dire séparément :
- Sur votre appareil, l'isolation est totale. Chaque édition vit sur son propre domaine, donc dans un stockage que le navigateur sépare strictement (« origine ») : le coffre chiffré d'une édition est inaccessible à une autre, et aucune donnée ne passe de l'une à l'autre.
- Le serveur de synchronisation, lui, est UNIQUE (
sync.carnet.health, Infomaniak, Genève) : il héberge les blocs chiffrés de toutes les éditions dans une même base. Il ne peut pas les lire — il ne détient aucune clé —, il ne relie jamais deux comptes entre eux, et chaque compte n'a accès qu'à ses propres blocs. Mais il n'y a pas de serveur québécois : une donnée synchronisée depuis le Québec est hébergée en Suisse, sous forme chiffrée. Si un pays exigeait un hébergement local, il faudrait une instance dédiée — nous le dirions avant d'y ouvrir le service. Depuis le 21.09.2026, cela ne demande aucune modification du logiciel : l'adresse du serveur est une propriété de l'édition, pas une constante du programme, et chaque édition n'a le droit de joindre que le serveur qu'elle déclare — le navigateur bloque tout autre appel. Une soignante ne peut donc pas brancher son propre serveur de synchronisation sur une édition publiée.
L'édition internationale (global.carnet.health, en ligne depuis le 21.09.2026) suit les mêmes règles : son coffre est isolé sur votre appareil comme celui des autres éditions, et ses blocs chiffrés sont hébergés sur le même serveur, en Suisse.
7. Durée de conservation
7.1 Modèle append-only (event-sourcing). Chaque écriture est un événement ajouté à un journal ; une correction ou une « suppression » métier est elle-même un nouvel événement, les événements antérieurs restant au journal (traçabilité médico-légale). Un dossier de soins a vocation à être conservé de nombreuses années (ordre de 10 à 20 ans).
7.2 Côté appareil (vous) — la conservation est VOTRE responsabilité. Vous contrôlez votre appareil. Une réinitialisation ou un effacement du coffre détruit les données locales ; sans aucun secret (mot de passe, clé de secours, biométrie), les blocs chiffrés sont définitivement irrécupérables.
La conservation du dossier de soins pendant toute la durée légale — elle dépend du canton où vous exercez : au moins 20 ans en Valais (art. 32 LS/VS) ; au moins 10 ans dès la dernière consultation dans le canton de Vaud (LSP VD art. 87) ; au moins 10 ans dès la dernière consultation, destruction au plus tard après 20 ans à Genève (LS GE art. 57) ; au moins 10 ans, destruction au plus tard après 20 ans à Fribourg (LSan FR art. 59) ; au moins 20 ans à Neuchâtel (LS NE art. 64) ; au moins 10 ans dès la fin du traitement dans le Jura (ordonnance JU 811.213 art. 19) ; au moins 20 ans, même après la cessation d'activité dans le canton de Berne (LSP BE art. 26) ; ailleurs, la durée fixée par le droit cantonal ; et 10 ans pour les pièces comptables (art. 958f CO) — incombe à vous, professionnel·le de santé, et à vous seul·e. Ce n'est pas une clause de style : l'éditeur ne la garantit pas et ne peut pas la garantir, puisqu'il ne peut ni lire, ni identifier, ni vérifier l'intégrité d'un contenu qu'il n'est pas en mesure de déchiffrer. Il ne peut donc ni attester qu'un dossier existe encore, ni le restituer si vous perdez vos secrets.
« Carnet » vous fournit les outils de cette conservation (export .carnet vérifié, sauvegardes, dépositaire, synchronisation entre vos appareils) ; la garde durable, les copies de sécurité et leur relecture périodique restent les vôtres. Il vous appartient de mettre en place une pratique de sauvegarde qui survive à la perte, au vol ou à la panne d'un appareil, ainsi qu'à la cessation de votre activité.
7.3 Côté serveur (éditeur). Ne sont conservés que des blocs chiffrés, indexés par un identifiant de compte opaque, aussi longtemps que votre compte de synchronisation existe. Les éléments transitoires sont à usage unique et de validité courte : un sceau d'appairage est valable 10 minutes et effacé dès qu'il est relevé ; une invitation scellée de relève est valable pour la durée que vous choisissez (d'une heure jusqu'au début de la relève, au plus 45 jours) et son pli est effacé dès qu'elle est prise, expirée, retirée, ou dès que la relève est close ; un message de la boîte aux lettres d'identités est valable 7 jours et effacé dès qu'il est relevé, les messages expirés étant purgés au fil de l'eau. Le compte de synchronisation dédié à une relève et ses amorces chiffrées existent le temps de la relève : sa clôture invalide le jeton serveur, et la remplaçante supprime cette relève de son appareil ; ses autres relèves et son coffre local ne sont pas touchés.
7.4 Sauvegardes. Sauvegarde quotidienne de la base du serveur, vérifiée (ouverture, contrôle d'intégrité, présence des données) ; 3 copies quotidiennes sont conservées sur le serveur, les plus anciennes étant supprimées à chaque exécution. Une copie est en outre tirée chaque jour hors du serveur, sur un support détenu par l'éditeur, où elle est purgée au-delà d'un an. Une troisième copie, hors site, est poussée chaque jour depuis le poste de l'éditeur vers Proton Drive (Proton AG, Genève ; serveurs en Suisse, en Allemagne ou en Norvège) — jamais depuis le serveur — dans un dépôt de sauvegarde chiffré (restic), conservé 30 copies quotidiennes, 12 hebdomadaires et 12 mensuelles. La rotation ne garde donc aucune copie de plus d'un an. Une réserve, pour la copie hors site : ce que la rotation retire n'est pas supprimé définitivement chez Proton, mais placé dans la corbeille de Proton Drive, où il peut subsister jusqu'à ce que cette corbeille soit vidée ; Proton garde en outre ses propres sauvegardes jusqu'à 30 jours. Ces restes sont chiffrés deux fois et Proton ne détient aucune clé permettant de les lire. Toutes les sauvegardes ne contiennent que des blocs chiffrés : une sauvegarde volée reste illisible sans les secrets détenus par vous.
Ces sauvegardes servent au rétablissement du service après incident. Elles ne constituent pas une archive de votre dossier et l'éditeur ne garantit, par elles, aucune conservation de longue durée (voir 7.2).
7.5 Fin du contrat, suppression de compte, droit à l'effacement. L'effacement local est immédiat et sous votre contrôle. Côté serveur, rien ne se ferme sur un doute : la fin suit les dates que l'éditeur inscrit à votre demande (date de fin ; période transitoire si vous la demandez ; effacement immédiat si vous le demandez), et l'application vous les montre à l'écran « Synchro & appareils ».
- Jusqu'à la date de fin, et pendant une période transitoire de trente jours si vous l'avez demandée, le service continue tel quel, sans frais.
- Vient ensuite une lecture seule de trente jours au moins : vos blocs chiffrés restent intacts, vos appareils peuvent encore les tirer, plus en envoyer ; aucune nouvelle relève ne s'ouvre ; la boîte d'identités reste ouverte pour qu'un appareil neuf rapatrie les noms. La lecture reste ouverte jusqu'à l'effacement effectif.
- L'effacement est une procédure outillée de l'éditeur, faite en une seule opération : il efface les opérations chiffrées, les médias, la porte de récupération (enveloppe, part de garde, téléphone, identités sur-scellées), les jours d'horodatage, les messages en attente, les plis d'invitation et chaque compartiment de relève que vous aviez ouvert. Le serveur en rend un reçu (nombres, octets, empreintes, dont la tête de la chaîne d'intégrité de votre journal), et l'éditeur vous adresse une attestation datée qui le cite.
- Restent, sans contenu : la ligne de votre compte (identifiant opaque, marque « révoqué » et dates), vos reçus d'acceptation, le registre des paiements, le journal de la porte de récupération et le lien d'invitation des relèves, pour les durées de 7.6.
Une révocation seule, sans fin de contrat, invalide le jeton d'accès sans rien effacer. Les copies chiffrées disparaissent ensuite des sauvegardes au fil des rotations, en un an au plus, sous la réserve de la copie hors site (corbeille de Proton Drive et restes décrits en 7.4) — une sauvegarde ne se modifie pas à l'unité sans perdre sa valeur de sauvegarde. Cet effacement ne vous décharge pas de la conservation légale du dossier (7.2) : exportez-le (.carnet, et si vous le voulez le journal lisible, 8.2) avant la date de fin.
7.6 Durées de conservation des données propres à l'éditeur. Les durées ci-dessous portent sur les seules données que l'éditeur détient en propre (section 2.2). Elles sont communiquées ici parce que la loi impose de les indiquer en réponse à une demande d'accès (art. 25 al. 2 let. d LPD) et de détruire les données dès qu'elles ne sont plus nécessaires (art. 6 al. 4 LPD). Chaque durée est fondée sur ce qui la rend nécessaire ; au-delà, la donnée est détruite.
| Donnée | Durée effective aujourd'hui | Ce qui la déclenche ou la borne |
|---|---|---|
| Blocs chiffrés et médias | Tant que le compte de synchronisation existe — aucune purge automatique | Effacés par la procédure d'effacement attesté, à la fin du contrat ou sur demande (7.5), puis disparition des sauvegardes au fil des rotations |
| Ligne du compte (identifiant opaque, quotas, date de création, état de révocation, dates de sortie) | Tant que le compte existe ; après l'effacement, la ligne reste, révoquée et datée, sans aucun contenu : dix ans dès la fin du contrat | Pour que cet identifiant ne soit jamais attribué à nouveau, et que le reçu d'acceptation et le registre des paiements restent rattachés. À l'effacement, les compteurs de quota sont remis à zéro, et la tête de la chaîne d'intégrité, la clé publique de signature épinglée et la référence commerciale en partent |
| Origine du compte et graphe des invitations (type, compte émetteur, date de fin prévue d'un accès de relève ; le code d'invitation, tant qu'il n'a pas expiré) | Tant que le compte invité vit, puis un an après sa révocation — lien entre les deux comptes et codes expirés effacés automatiquement | Sert au contrôle des accès et à la révocation d'une relève ; l'année suivante, à répondre à une contestation de la révocation. Le type du compte (ordinaire ou de relève) reste avec lui |
| Suivi de votre abonnement (première synchronisation, confirmation, résiliation et son motif ; jour où le code a servi et compte créé) | Les dates portées par votre compte : tant que le compte existe, supprimées avec lui (7.5). Le jour où le code a servi et le compte créé : avec la demande qui les porte | Elles servent à dire la fin de l'essai et à ne rien facturer avant votre confirmation ; la preuve de votre acceptation reste le reçu (dix ans). Les effectifs par trimestre qui en sont tirés ne désignent personne |
| Réponse facultative « Comment avez-vous connu Carnet ? » | La même que la demande qui la porte ; effacée seule sur simple demande, sans effet sur votre souscription | Elle ne sert qu'à des effectifs ; ce n'est ni une pièce comptable ni une preuve |
| Reçu d'acceptation ou de refus des conditions | Dix ans dès la fin du contrat | Délai de prescription ordinaire (art. 127 CO) : la preuve doit survivre au contrat qu'elle documente, aussi longtemps qu'une prétention peut en naître |
| Enveloppe de récupération sur-scellée, part scellée, identités sur-scellées, téléphone de vérification | Tant que la porte de récupération est active | La révocation de la porte et l'effacement du compte (7.5) détruisent ces éléments côté serveur (attestation écrite). Si vous n'activez pas la porte, rien de tout cela n'est déposé |
| Journal de la procédure de récupération (étapes, date, adresse de connexion) | Dix ans dès la procédure (art. 127 CO). Le journal est append-only — la base refuse toute modification et toute suppression de ligne avant ce terme | C'est ce qui lui donne sa valeur de preuve contre une demande frauduleuse. Depuis le 23.09.2026, l'adresse de connexion n'y figure plus que sous forme d'empreinte à clé secrète (HMAC) : elle permet de dire si deux étapes viennent de la même connexion, pas d'où. C'est un pseudonyme, pas une anonymisation : l'éditeur, qui détient la clé, pourrait la rapprocher d'une adresse qu'il connaîtrait déjà. Les lignes antérieures gardent l'adresse en clair |
| Demande de la liste d'attente (courriel, pays, édition de l'application — pays pas encore ouvert) | Jusqu'à l'ouverture du pays et trente jours après, le temps de vous prévenir, deux ans au plus, puis effacée automatiquement | Sert uniquement à vous prévenir quand le service ouvre dans votre pays ; effacée plus tôt sur simple demande |
| Jours d'horodatage (par compte, les jours où le journal a changé, et la preuve d'horodatage) | Tant que le compte existe ; effacés avec lui (7.5) | Nécessaires à la preuve d'intégrité du journal ; aucun contenu |
| Coordonnées de facturation de votre abonnement et pièces correspondantes (Suisse : adresse de facturation, nom, adresse postale si donnée, factures émises, livre des recettes) | Dix ans dès la fin de l'exercice (art. 958f al. 1 CO ; art. 126 al. 3 LIFD) | Obligation de conservation des pièces |
| Registre des paiements par Paddle (hors de Suisse : identifiant de compte, date, montant, devise, période payée, moyen, identifiant de transaction ou d'ajustement, motif d'un remboursement) | Dix ans dès la dernière écriture qui se rapporte au paiement | Preuve de ce que vous avez payé et de ce qui vous a été rendu, tant qu'une prétention peut en naître (art. 127 CO). Le registre est append-only : un remboursement ou une écriture fausse s'y inscrit comme une écriture nouvelle, jamais par un effacement ; il ne contient ni nom, ni courriel, ni adresse, ni adresse IP. La purge à dix ans reste à écrire : aucune ligne n'atteindra ce terme avant 2036 |
| Courriel, nom, adresse postale (si donnée), pays, déclaration professionnelle et langue de la souscription (hors de Suisse) | Dix ans dès la fin du contrat, avec le reçu d'acceptation ; sans contrat (pays fermé, demande restée sans suite) : avec la demande de la liste d'attente | Ils relient votre accès à votre acceptation et à vos paiements, et prouvent que vous avez contracté pour votre activité professionnelle (art. 127 CO). Ce ne sont pas des pièces comptables : hors de Suisse, l'éditeur ne vous facture rien |
| Pièces de Paddle (relevé des ventes et pièces de versement) | Dix ans dès la fin de l'exercice (art. 958f al. 1 CO ; art. 126 al. 3 LIFD) | Seules pièces comptables d'une vente faite par Paddle ; archivées chez l'éditeur sans les coordonnées des acheteuses |
| Données que Paddle montre dans son espace vendeur | L'éditeur n'en garde aucune copie | Elles restent chez Paddle, qui en fixe seul la durée (sa politique) |
| Reçu d'effacement et attestation (nombres, octets, empreintes ; aucune donnée de patient) | Sur le poste de l'éditeur, hors du serveur : dix ans dès l'effacement (art. 127 CO), comme la preuve de l'acceptation | Preuve que l'effacement a eu lieu, et de ce qu'il a effacé (art. 127 CO) |
| Correspondance de support (courriel) | Deux ans après le dernier échange. Aucune donnée de patient ne doit y figurer | Aucune loi n'impose de la garder (l'art. 958f CO ne vise que les pièces comptables) ; deux ans suffisent à suivre une demande. Traitement d'un échange volontaire |
| Journaux d'accès HTTP (adresse IP, chemins, horodatages) | Aucune — rien n'est écrit (sections 9 et 10) | L'adresse IP ne vit qu'en mémoire vive, le temps du limiteur de débit |
| Sauvegardes du serveur | 3 copies quotidiennes sur le serveur ; copies hors du serveur (support de l'éditeur, Proton Drive) en rotation d'un an au plus ; ce que la rotation retire de Proton Drive peut subsister, chiffré deux fois, dans sa corbeille jusqu'à ce qu'elle soit vidée, et dans les sauvegardes de Proton jusqu'à 30 jours | Voir 7.4. Rétablissement du service, jamais archive du dossier |
8. Droits des personnes concernées (art. 25 ss LPD)
8.1 Les patient·e·s exercent leurs droits auprès de vous, le·la soignant·e. Les droits d'accès, de rectification et d'effacement (art. 25 ss LPD) portent sur des données que seul·e le·la soignant·e peut déchiffrer et identifier. C'est donc auprès de vous, responsable du traitement, que ces droits s'exercent. L'éditeur, dépourvu d'accès au contenu, n'est pas en mesure de les traiter et transmet sans délai au responsable toute demande qu'il recevrait par erreur.
8.2 L'éditeur fournit les outils. Pour vous permettre de répondre à ces demandes et de rester maître de vos données, « Carnet » offre notamment :
(a) le « Dossier complet — droit d'accès (art. 25 LPD) » : un document lisible, imprimable et remissible à la personne concernée, reprenant l'intégralité de son dossier — c'est lui, et lui seul, qui répond à une demande d'accès ;
(b) l'export chiffré .carnet : une sauvegarde de l'ensemble de votre cabinet, qui n'est relisible que par « Carnet » et sur le compte qui l'a produite, et qui contient les dossiers de tous vos patient·e·s. Ce n'est ni un outil de portabilité ni un document remissible à un·e patient·e — le lui remettre violerait le secret professionnel à l'égard de tous les autres ;
(c) la révocation du compte de synchronisation : elle coupe définitivement l'accès de vos appareils au serveur ; les blocs chiffrés déjà déposés y subsistent jusqu'à l'effacement attesté, à la fin du contrat ou sur demande (7.5) ;
(d) l'accès local à l'intégralité du dossier, à tout moment et sans intermédiaire ;
(e) le journal lisible (bouton « Exporter le journal lisible », écran Sauvegarde) : le journal de votre carnet, déchiffré sur votre appareil, dans un fichier JSON que d'autres logiciels savent lire, identités comprises, sans les photos. Ce fichier est en clair : rangez-le comme un dossier papier. Il sert à changer d'outil ou à garder une copie lisible sans Carnet ; ce n'est pas un document à remettre à un·e patient·e (il contient tous vos dossiers) ;
(f) les métadonnées de votre compte que détient le serveur, en un fichier JSON : joint automatiquement au journal lisible, ou remis sur demande par courriel. Il ne contient ni l'empreinte de votre jeton, ni la part de garde, ni aucune adresse IP, et nomme ce qu'il ne contient pas.
8.3 Vos droits vis-à-vis de l'éditeur portent sur les seules données que l'éditeur détient en propre (section 2.2) : coordonnées de facturation, registre des paiements, identifiant de compte, données techniques. Vous pouvez les exercer via le contact indiqué en tête de document. Pour les données de paiement que Paddle détient (5.3), adressez-vous à lui (https://preferences.paddle.com) ; l'éditeur vous y aide.
8 bis. Si vous exercez dans l'Union européenne, l'EEE ou au Royaume-Uni (RGPD)
8 bis.1 Qui est responsable. Pour vos données de professionnelle (souscription, compte, reçus, registre des paiements, récupération, sortie), le responsable du traitement est l'éditeur, dont l'identité et les coordonnées figurent en tête de cette politique. Pour les données de paiement que vous donnez à Paddle, c'est Paddle (1.5, 5.3). Pour les données de vos patient·e·s, c'est vous (section 1.1) ; l'éditeur n'est que votre sous-traitant pour les blocs chiffrés, dans les termes de l'annexe de zone MONDE (5.3).
8 bis.2 Représentant. L'éditeur n'a pas désigné de représentant dans l'Union (art. 27 RGPD) ni au Royaume-Uni. Toute demande s'adresse directement à lui (13.1).
8 bis.3 Registre. L'éditeur tient un registre des traitements (art. 30 RGPD), pour ce qu'il traite pour son compte et comme sous-traitant de chaque cliente, et le remet à l'autorité de contrôle qui le demande.
8 bis.4 Fondements. Chaque traitement et son fondement figurent en section 3. Pour le RGPD : l'exécution du contrat ou des mesures prises à votre demande avant sa conclusion (art. 6 § 1 let. b) — souscription, synchronisation, lien et page de paiement, sortie et effacement ; l'intérêt légitime de l'éditeur (art. 6 § 1 let. f) pour la sécurité du service, la lutte contre l'abus — dont la vérification qu'un essai gratuit n'est ouvert qu'une fois par Client (section 3) —, la preuve de votre acceptation, de vos paiements et de l'effacement ; votre consentement (art. 6 § 1 let. a) pour la seule réponse facultative « Comment avez-vous connu Carnet ? », que vous pouvez retirer à tout moment sans effet sur votre souscription.
8 bis.5 Vos droits. Vous avez le droit d'accéder à vos données, de les faire rectifier ou effacer, d'en faire limiter le traitement, de vous opposer à un traitement fondé sur l'intérêt légitime et de recevoir les données que vous avez fournies dans un format structuré (art. 15 à 21 RGPD) — notamment par le fichier des métadonnées de votre compte (8.2 let. f). L'effacement trouve sa limite dans les durées de la section 7.6, quand une donnée doit être gardée pour la preuve ou la comptabilité. L'éditeur répond dans un délai d'un mois (art. 12 § 3 RGPD), dans votre langue s'il s'agit du français, de l'anglais, de l'allemand, de l'italien ou de l'espagnol. Les décisions automatisées que la section 3 énumère sont nécessaires à l'exécution du contrat (art. 22 § 2 let. a RGPD) : vous pouvez exprimer votre point de vue, les contester et obtenir qu'une personne, l'éditeur, les revoie ().
8 bis.6 Transferts. Vos données de professionnelle sont traitées en Suisse, pays reconnu adéquat (6.2) ; l'identifiant opaque de votre compte part chez Paddle, au Royaume-Uni, et, quand vous payez, ce que la page de paiement transmet à Paddle (5.3).
8 bis.7 Réclamation. Vous pouvez introduire une réclamation auprès de l'autorité de contrôle de l'État de votre résidence habituelle, de votre lieu de travail ou du lieu de la violation alléguée (art. 77 RGPD) ; au Royaume-Uni, auprès de l'Information Commissioner's Office. L'éditeur n'ayant aucun établissement dans l'Union, aucune autorité n'est « chef de file ». Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (Suisse) reste compétent au titre de la LPD.
8 bis.8 Vos patient·e·s. Leurs droits s'exercent auprès de vous, comme en section 8.1 ; les outils de la section 8.2 vous servent de la même manière.
8 ter. Si vous exercez en Argentine, au Chili, au Panama ou en Uruguay
8 ter.1 Qui est responsable. Pour vos données de professionnelle (souscription, compte, reçus, registre des paiements, récupération, sortie), le responsable est l'éditeur, dont l'identité et les coordonnées figurent en tête de cette politique. Pour les données de paiement que vous donnez à Paddle, c'est Paddle (5.3). Pour les données de vos patient·e·s, c'est vous (section 1.1) : ce sont des données de santé, sensibles au sens de ces lois ; l'éditeur ne les détient que chiffrées, sans pouvoir les lire, et les héberge pour votre compte (annexe MONDE, M-11.3).
8 ter.2 Contact. L'éditeur n'a de représentant dans aucun de ces pays. Vous, vos patient·e·s et les autorités le joignez à , adresse qu'il tient à jour et en service (au Chili, le moyen de contact que la loi 21.719 demande au responsable qui n'y est pas domicilié), ou aux autres coordonnées de la section 13.1.
8 ter.3 Ce que l'éditeur traite, et pourquoi. Les traitements et leurs finalités sont ceux de la section 3 : exécuter le contrat que vous concluez (souscription, synchronisation, lien de paiement, sortie, effacement), assurer la sécurité du service et la règle d'un seul essai gratuit par Client, et garder la preuve de votre acceptation, de vos paiements et de l'effacement. L'éditeur ne traite aucune donnée de santé en clair, ne vend ni ne cède aucune donnée, et ne fait aucun profilage.
8 ter.4 Vos droits, et le délai de réponse. Vous pouvez demander l'accès à vos données, leur rectification ou leur mise à jour, leur suppression et, là où votre loi le prévoit, vous opposer à un traitement ou en obtenir la portabilité — notamment par le fichier des métadonnées de votre compte (8.2 let. f). La suppression trouve sa limite dans les durées de la section 7.6, quand une donnée doit être gardée pour la preuve. L'éditeur répond dans le délai que fixe la loi de votre pays, et dans votre langue si c'est le français, l'anglais, l'allemand, l'italien ou l'espagnol. L'accès est gratuit.
| Pays | Loi | Vos droits | Délai de réponse de l'éditeur | Autorité |
|---|---|---|---|---|
| Argentine | loi 25.326 | accès (art. 14) ; rectification, mise à jour, suppression (art. 16) | accès : dix (10) jours civils ; rectification, mise à jour, suppression : cinq (5) jours ouvrables | Agencia de Acceso a la Información Pública (AAIP) |
| Uruguay | loi 18.331 | accès (art. 14) ; rectification, mise à jour, inclusion, suppression (art. 15) | cinq (5) jours ouvrables | Unidad Reguladora y de Control de Datos Personales (URCDP) |
| Chili, jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi 21.719 | loi 19.628 | information, modification, suppression, blocage (art. 12) | deux (2) jours ouvrables ; sans réponse, vous pouvez saisir le juge (art. 16) | le juge civil (art. 16) |
| Chili, dès l'entrée en vigueur de la loi 21.719 | loi 21.719 | accès (art. 5), rectification (art. 6), suppression (art. 7), opposition (art. 8), portabilité (art. 9) | trente (30) jours civils, prolongeables une fois de trente (30) jours au plus (art. 11) | Agencia de Protección de Datos Personales, dès son installation |
| Panama | loi 81 de 2019 | accès, rectification, suppression, opposition et portabilité, selon la loi | le délai de la loi | Autoridad Nacional de Transparencia y Acceso a la Información (ANTAI) |
8 ter.5 Transferts. Vos données de professionnelle sont traitées en Suisse (6.2) ; l'identifiant opaque de votre compte part chez Paddle, au Royaume-Uni, pour le seul paiement que vous faites (5.3).
8 ter.6 Réclamation. Vous pouvez saisir l'autorité de votre pays nommée au tableau de 8 ter.4. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (Suisse) reste compétent au titre de la LPD.
8 ter.7 Vos patient·e·s. Leurs droits s'exercent auprès de vous, comme en section 8.1, dans les délais de votre loi ; les outils de la section 8.2 vous servent de la même manière. L'éditeur vous transmet sans délai toute demande qu'il recevrait par erreur.
9. Sécurité des données (art. 8 LPD, OPDo RS 235.11)
L'éditeur met en œuvre une sécurité appropriée au risque, notamment :
- Chiffrement du contenu au moyen de la bibliothèque libsodium (ChaCha20-Poly1305-IETF), clé maîtresse de 32 octets jamais détenue par l'éditeur ;
- Dérivation de clé par Argon2id (coût MODERATE) à partir de votre mot de passe (plancher 12 caractères + estimateur de robustesse local refusant les mots de passe faibles ; phrase de passe recommandée ; pas de rotation imposée — NIST SP 800-63B), résistance aux attaques par force brute ;
- Serveur « aveugle » : la synchronisation ne manipule que des blocs chiffrés opaques, avec un type d'opération neutralisé côté serveur ;
- Scellement de bout en bout (
crypto_box_seal) des transferts d'identités, avec vérification humaine (SAS 4 mots) ; - Chiffrement des transports (TLS/HTTPS, HSTS) entre vos appareils et le serveur ;
- Auto-verrouillage du coffre local et brouillons chiffrés ;
- Journaux d'accès désactivés : les serveurs ne journalisent aucune requête. L'adresse IP n'est utilisée qu'en mémoire vive, le temps d'appliquer le limiteur de débit, et n'est jamais enregistrée — hors service de récupération, compte et adresse IP ne peuvent donc pas être reliés a posteriori. Seule exception : une demande de récupération de compte, dont l'empreinte de l'adresse (à clé secrète) et la date sont conservées comme preuve contre une demande frauduleuse (4.4) ;
- pare-feu, fail2ban, accès SSH par clé uniquement (compte root désactivé), sauvegardes chiffrées, hébergement en Suisse.
La robustesse de cette protection repose de manière déterminante sur la confidentialité de vos secrets (mot de passe, clé de secours), que vous êtes seul·e à détenir : gardez-les de manière sûre, distincte et durable.
Vérifiabilité. Le code de « Carnet » est libre (AGPLv3) et destiné à être publiquement auditable à l'adresse https://carnet.health/source/, où l'archive de chaque version publiée est déposée et vérifiée à chaque mise en ligne. Ces propriétés sont vérifiables par vous ou par tout tiers de votre choix.
10. Limites honnêtes du modèle zero-knowledge (métadonnées)
Le modèle « le serveur ne peut pas lire » est réel et vérifié par les tests : le serveur de synchro ne déchiffre rien ; il stocke et rend des blocs chiffrés. La clé (CMK) ne quitte jamais l'appareil ; le mot de passe, la clé de secours et la biométrie ne transitent jamais par le serveur. L'éditeur non plus ne peut pas lire les dossiers (il n'a pas la CMK).
Par honnêteté, et sans surpromesse : le zero-knowledge protège le contenu, pas toutes les métadonnées. Un opérateur qui observerait le serveur en fonctionnement pourrait voir : l'identifiant de compte (un pseudonyme opaque, non dérivé de données patient, mais présent dans les chemins d'URL), la taille des blocs (par ex. distinguer une photo d'une note), la cadence d'activité et le graphe des appareils reliés — jamais le contenu médical, jamais les noms. Le modèle de menace retenu est « opérateur curieux » : c'est pourquoi les journaux d'accès du serveur sont désactivés — rien n'est écrit, l'adresse IP ne vit qu'en mémoire vive pour le limiteur de débit : hors service de récupération, compte et adresse IP ne peuvent pas être reliés a posteriori. Ces métadonnées ne sont observables qu'en direct par qui exploite le serveur, et ne se reconstituent pas après coup à partir d'un journal — à une exception près : pour l'horodatage d'intégrité, le serveur garde, par compte, les jours où le journal a changé (table des ancres), sans rien de leur contenu. Le rembourrage (padding) des blobs n'est délibérément pas mis en œuvre (hors modèle pour un hébergement maîtrisé). Enfin, la facture transmise à l'assureur sort, elle, du modèle zero-knowledge : elle est en clair, par obligation légale (section 5.2).
11. Violations de la sécurité des données (art. 24 LPD)
11.1 Un bloc chiffré qui fuit est inexploitable. En cas d'incident affectant le serveur de synchronisation, ce qui pourrait être exposé se limite à des blocs chiffrés inintelligibles et à des identifiants opaques : aucune donnée patient en clair n'est exposée. Une telle violation n'est donc, en principe, pas de nature à entraîner un risque élevé pour les personnes concernées (art. 24 al. 1 LPD). Il s'agit d'une mention honnête, non d'une garantie que rien ne peut jamais arriver.
11.2 Qui annonce quoi. L'éditeur annonce sans délai au responsable du traitement (vous) toute violation affectant les données confiées. L'appréciation de la nécessité d'annoncer au PFPDT/EDÖB et aux personnes concernées incombe en dernier ressort à vous (responsable), l'éditeur vous prêtant l'assistance raisonnable. Pour les données que l'éditeur détient en propre, il assume ses propres obligations d'annonce. Une violation chez Paddle relève de Paddle, qui l'annonce lorsque la loi l'exige ; l'éditeur vous en informe dès qu'il en a connaissance.
12. Cookies et stockage local
12.1 Aucun cookie tiers, aucun traceur publicitaire. « Carnet » n'utilise aucun cookie de suivi, aucun pixel, aucune balise tierce — ni dans l'application, ni sur la vitrine, page de prix comprise. Seule la page de paiement carnet.health/paiement/ charge le module de paiement de Paddle : au chargement, il dépose un seul cookie technique de protection contre les robots (__cf_bm, domaine paddle.com, trente minutes, mesuré le 9 octobre 2026, page chargée sans transaction) ; ce que le formulaire de paiement de Paddle dépose ou lit ensuite sert au paiement et à la prévention de la fraude, et relève de sa politique (5.3). L'application recourt uniquement à du stockage local technique sur votre appareil (IndexedDB), nécessaire à son fonctionnement hors ligne et à la conservation chiffrée de votre coffre. Ces données restent sur votre appareil et ne sont pas transmises à l'éditeur en clair.
13. Contact, modifications, date
13.1 Contact. Pour toute question relative à la présente politique ou à l'exercice de vos droits sur les données détenues par l'éditeur : , par téléphone au +41 77 276 96 99, ou par courrier à David Lambrecht, Rue du Bourg 55, 3960 Sierre (VS), Suisse. Une adresse électronique seule ne suffirait pas pour l'exercice formel d'un droit d'accès : l'adresse postale est donc indiquée, et non plus communiquée sur demande.
13.2 Modifications. L'éditeur peut adapter la présente politique pour tenir compte d'évolutions techniques, légales ou du service. Toute modification est communiquée par affichage dans l'application ou par voie électronique. La version applicable est celle en vigueur au moment de votre utilisation ; la date et le numéro de version figurent en tête de document.
13.3 Droit applicable. La présente politique et les traitements qu'elle décrit sont soumis au droit suisse, en particulier la LPD (RS 235.1) et l'OPDo (RS 235.11). Pour les traitements liés à l'offre du service géré dans l'Espace économique européen, le RGPD s'applique en outre (art. 3 § 2 let. a), et, au Royaume-Uni, le RGPD tel que repris en droit britannique : la section 8 bis en réunit les mentions.